Ils étaient commandés par le général Gambray
2. C'est le chiffre que donne Chodzko, II, 88. Le chiffre que donne Saint-Albin (8.000 h.) ne s'applique sans doute qu'aux troupes disséminées dans la campagne et à Rome, p. 118. L'effectif de l'armée sur le papier était de 32.665 hommes {Championnet, 117). Les Napolitains jetaient environ 50.080 hommes sur la République romaine (Chodzko, II, 88).
3. La 78% la plus forte, n'arriva qu'à la fin de la campagne. Les régiments de j cavalerie ne comptaient pas plus de 300 sabres, ni les régiments d'infanterie ' plus de 700 baïonnettes en moyenne.
Vellotri'. Le danger de cette dissémination des forces françaises sur un front aussi étendu était d'autant plus grave que des montagnes abruptes rendaient les communications très lentes d'une aile à l'autre.
Ce fut le mérite, — et c'est la gloire, — de Championnet de n'avoir pas désespéré d'une situation aussi compromise : le Directoire l'avait placé à la tète de l'armée de Rome reconstituée, en même temps qu'il envoyait Duhesme remplacer Gasabianca sur le Tronto. Agé de trente-six ans, le nouveau général en chef avait attiré l'attention sur lui à l'armée du Rhin; à l'armée de la Moselle, sous les ordres de Hoche, il était devenu général de division ; il avait combattu à Fleurus avec Jourdan ; il avait fait la rude campagne du Mein et combattu à Wûrlzbourg en 96 ; en 97, il avait retrouvé Hoche et avait partagé ses regrets, quand les préliminaires de Léoben arrêtèrent leur marche. 11 avait, à sa mort, de par le vœu des troupes et la décision du Directoire, hérité de son épée. Ce n'est pas seulement par sa bravoure qu'il la mérite, mais encore par son sang-froid : nature extrêmement fougueuse, il sait maîtriser son ardeur ; stratégiste habile, plutôt qu'adroit tacticien, il a le coup d'œil qui discerne le point à attaquer ou à défendre, sur une longue frontière plutôt que sur un champ de bataille. Il a appris la grande guerre dans les campagnes du Nord; il a puisé surtout, à cette rude école, l'énergie morale qui permet de concevoir et d'accomplir les sacrifices nécessaires à la victoire ftnale.
Le 18 novembre, jour oii il arrive à Rome, Macdonald le présente aux consuls ; le 19, sans plus tarder, il lance la proclamation suivante, adressée aux Romains : (' Le Directoire exécutif vient d'organiser l'armée de (( Rome, dont le commandement m'est confié pour « faire respecter l'indépendance et la souveraineté de
1. Bonnamy, 6-7. Galimberti, 12 nov. Macdonald avait le commandement de celte division. Rey commandait la cavalerie; Eblé commandait l'artillerie de larmée (Ordre du jour du 5 frimaire. Archivio, 40).