‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 376 sur 579 · COMBAT D OTRICOLI · texte numérisé non relu

COMBAT D OTRICOLI

le Tibre avec le gros de ses forces au pied du mont Soracte, entre Saint-Oreste et Stimigliano et le plus actif de ses lieutenants, Metsch tachera de surprendre Borghetto, ou du moins de passer le Tibre de ce côté, afin de se joindre à lui et de couper le centre français de son aile droite. Le 5 décembre, en effet, Metsch tâte nos postes devant Borghetto et Magliano ; Maurice Mathieu le repousse sans peine, mais ne peut l'empêcher de franchir le Tibre et de se jeter sur la route qui relie Borghetto à Narni. Les Napolitains en profitent, poussent rapidement en avant, s'emparent d'Otricoli, qui est situé entre ces deux villes, dans la nuit du 5 au 6, « s'établissent à cheval sur la route, égorgent (( tous les détachements français qui s'y trouvent, <( brûlent les malades étendus sur la paille et com- • « mettent les plus horribles excès i ». L'armée française, pour la seconde fois, est coupée en deux.

Mais Mack ne songe pas- à tendre aussitôt la main à Metsch, au lieu que Macdonald se dispose sur-le-champ à l'attaquer : le 6, il fait partir Maurice Mathieu avec le 3" bataillon de la 30" demi-brigade, le 2" bataillon de la 12% le 3" bataillon de la légion polonaise, deux escadrons du 16^ dragons et deux pièces d'artillerie légère. La vue des blessés égorgés soulève parmi les Français qui composent la petite troupe une émotion extraordinaire; entraînée par les .chefs de brigade Darnaud (de la 30") et le Blanc (de la 16"), par les chefs de bataillon Vergés (de la 12') et la Jeunesse (de la 30") et par Santa-Groce, adjudant général de la légion romaine qui reçoit un coup de mitraille à la jambe, elle tombe avec furie sur les Napolitains, les déloge du bourg et rouvre ses communications avec le centre : 250 chevaux, 300 prisonniers, 5 canons, les bagages sont les fruits de cette victoire (7 décembre) 3.

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