CHAMPIONNET A TERNI
n'avait pas encore paru, durant cette campagne, sur un seul champ de bataille; mais, sur tous, il était vainqueur. De son quartier général de Terni, oi), du premier coup, il avait vu qu'il devait s'établir comme au point le plus important et le plus exposé, il calculait tout, il surveillait tout, il dirigeait tout, 11 réprimait avec la plus grande vigueur la mollesse des officiers de santé et des employés militaires ' ; il ne cessait de harceler les consuls et les commissaires pour que les troupes fussent approvisionnées 2; il faisait payer une décade aux soldats et un mois aux officiers-*; mais il exigeait avec une sévère énergie qu'on s'abstînt de tout pillage. L'ordre du jour du l""" décembre blâmait Kellermann, dont les troupes avaient saccagé quelques magasins '' ; l'ordre du jour du 5 portait que les officiers et soldats qui se permettraient d'arrêter les voitures et les bestiaux seraient regardés comme voleurs et punis comme tels : les chefs de corps étaient rendus responsables des désordres que commettaient leurs troupes. En môme temps, il préparait des renforts pour accroître la division de Lemoine et assurer la sécurité de ses derrières : il organisait une légion francoromaine ^ ; il activait l'organisation de l'armée romaine '', lui donnait deux canons en récompense de la bravoure qu'elle avait déployée à Otricoli ; il faisait lever le bataillon de Trasimène et un corps de volontaires^; il mobilisait les gardes nationales de Pérouse, de P'oligno et d'Assise afin d'escorter ses prisonniers*^; enfin il n'hésitait pas à dégarnir sa gauche, que la fuite de Micheroux avait débarrassée de tout ennemi sérieux :