‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 379 sur 579 · Collezione, 111,554.11 décembre · texte numérisé non relu

Collezione, 111,554.11 décembre

le général Rey lui amenait du Tronto, à marches forcées, une colonne composée de la 17" de bataille, des 7' et 25" régiments de chasseurs à cheval et d'une compagnie d'artillerie légère'.

Il attend son arrivée avec impatience : à peine a-t-il appris la capitulation de Calvi qu'il travaille à envelopper Mack, isolé dès lors dans le Buono. Le 10 arrivent enfin les troupes de Rey ; Kellermann, dont une compagnie, commandée par le capitaine Mûller, a contenu la brigade Damas, reçoit aussitôt l'ordre de se masser sur Gività Castellana et Borghctto, afin de surveiller le cours du Tibre : cependant Macdonald quittera Calvi et, par l'ostérie de Gollo-Vecchio, se dirigera sur Cantalupo, quartier général de Mack : Rey, partant de Terni, s'y rendra de son côté, et Lemoine, qui, depuis sa victoire de Terni, a pris Rieti et occupé Gontigliano, Lemoine filera sur Gorese pour couper à l'ennemi sa retraite sur Rome.

Mais voici que Mack prend peur; depuis que Metsch a capitulé, il se sent vaincu d'avance-; il bat précipitamment en retraite ; il échappe, pour cette fois, aux Français : la capitulation dUlm sera la première qu'il signera. L'évacuation de Gantalupo n'en est pas moins un aveu de sa part: il renonce à la lutte. Championnet, pourtant, qui ne veut rien laisser au hasard, combine la fin de cette courte campagne avec autant de méthode qu'il en a organisé les débuts; et c'est ainsi qu'il pacifie la République avec autant de bonheur qu'il en a chassé l'ennemi.

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