‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 389 sur 579 · NOVEMBRE 2 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE 2 DÉCEMBRE

rentes administrations publiques; enfin, vers quatre heures de Taprès-midi, le roi de Naples faisait son entrée dans Rome à la tête de dix mille hommes et descendait au palais Farnèse, tandis que les cloches sonnaient à toute volée et que l'on chantait les louanges de la Vierge bienheureuse. Le 30 novembre et les jours suivants, le « bon gouvernement » se réorganisait : les quinze otages retenus au château Saint-Ange étaient délivrés par Valterre, le roi ayant donné sa parole d'honneur qu'on respecterait les huit cents malades français restés dans les hôpitaux. Si le prince Borghèse n'obtenait pas audience au palais Farnèse, le prince Chigi y était reçu avec honneur ^ ; le comte Massimo, fils du prince qui avait été, à Paris, le dernier représentant du Pape-Uoi, était nommé intendant des Eaux et des Rues; le prince Doria et le prince Bonaccorsi, intendants des Logements ; M^'"" Giustiniani avait la présidence de la <( Grascia » ; le comte Garpegna était chargé de l'Annone; M''"' Panizzi devait surveiller l'entretien des routes et la confection des poids. Les avocats Gastrica et Gorpina avaient le titre de juges ordinaires; Tassoni, celui de juge d'appel; di Pietro, déjuge suprême; Rufmi et Loreni, de juges criminels. On arrêtait les Jacobins fameux, comme de Rocco et Antizza ; la foule acclamait l'insurrection de Viterbe et l'échec que cette ville glorieuse avait infligée aux Français; Bourcard décidait le commandant du fort Saint-Ange à capituler, si, dans les quinze jours, il n'était pas secouru; chaque soir, enfin, on illuminait la ville, en signe de réjouissance publique, et le 2 décembre l'on célébrait à Saint-Pierre purifié un Te Demn solennel^.

Mais voici soudain que le tableau change et que la physionomie des rues se transforme. Le 3 décembre,

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