‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 390 sur 579 · Galiinberli, 30 novembre · texte numérisé non relu

Galiinberli, 30 novembre

2. (Jiiliml)prti, 2 décembre. Cf. aussi une allocution de Gennaro Valenlino, commandant de la gaide civiaue, ordonnant de dresser un tableau général de tous les hommes soudes, die dix-huit à cinquante ans (Collezione Napol. Lumbroso, 1798).

382 3IAUVAISES NOLVELLES

des fuyards napolitains arrivent par la porte du Peuple et répandent l'alarme dans la ville; le peuple fuit; les boutiques ferment; la garde civique s'arme, au milieu des prières des enfants et des femmes : « Va, disentelles, à leurs maris et leurs fils; va et meurs pour la (( Religion. » Valentino, avec quatre mille hommes, court occuper Ponte Molle, tandis que des fanatiques insensés se précipitent à l'assaut du château Saint- Ange, dont la garnison proleste ; et il faut deux notifications successives du gouvernement provisoire pour ramener un peu de calme dans les esprits et de tranquillité dans les rues : on assure que c'est une estafette et un employé du service des eaux qui ont inventé les mauvaises nouvelles. Pourtant la place Farnèse est mise en état de défense, et l'on s'aperçoit bientôt que la précaution est, sinon efficace, du moins opportune.

Le lendemain même, la porte du Peuple livre passage, cette fois, à des bandes nombreuses de fuyards : il paraît que les Français ont pris Nepi. Et les jours sui-jB vants l'alarme redouble^ : le prince de Hesse-Philipp- ■ stadt, le prince de Saxe arrivent blessés : ils ont laissé leurs troupes en arrière. Afin d'occuper le peuple, onjB rouvre les églises fermées par les Français, comme Saint-Laurent in Damaso et comme l'Ara-Cœli ; on arrête en masse les Jacobins suspects, tels que Spada, jl Carlo Barbellini, le P. Solari, Bonaffi, et l'on organise un camp sur la voie Salara, que le roi visite chaque jour. Mais les mauvaises langues ajoutent qu'il ne \m borne pas là ses soins et qu'il prend 100.000 écus dans les caisses pour se dédommager des dépenses qu'il a , faites afin d'approvisionner Rome'-; et qu'il disperse, |B avec moins de pudeur encore que les Français, les chefs-d'œuvre du Vatican dans des maisons inconnues afin de les transporter peu à peu dans sa galerie 3. Car

1. Rome avait été divisée par le Quirinal en trois arrondissements. ?. CoUezionp, lU, 283, 29-2.

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