‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 395 sur 579 · Chapitre m · texte numérisé non relu

Chapitre m

TENTATIVES DE RÉORGANISATION ET PROGRÈS DE l'aNARCJÎIE

Janvier 1799— 12 mars 1799

Les victoires de Championnet avaient arrêté la chute de la République romaine, frappée à mort par la renaissance de la coalition et l'affaiblissement de la France. Les hésitations de l'Autriche retardèrent encore, pour le nouvel état, l'heure de la désagrégation définitive : si la Russie s'était engagée avec elle, le 29 décembre 1798, la Prusse continuait d'hésiter entre leur alliance et celle du Directoire, tandis que l'Allemagne princière continuait de s'appuyer sur celui-ci. L'Angleterre donnait à la Russie 25.000 livres sterling pour faciliter l'entrée en campagne des armées du tsar ; elle lui promettait en outre un subside de 75.000 livres par mois et le concours de ses flottes ; les Russes, de leur côté, s'engageaient à envoyer leurs troupes renforcer celles de l'Autriche et de Naples, qui, le 30 décembre, avait naturellement accédé au traité d'alliance; la Turquie, qui avait déclaré la guerre à la France, le 12 septembre 1798 et s'était alliée le 23 décembre à la Russie, avait suivi leur exemple le 3 janvier 1799 et promis d'envoyer 10.000 Albanais dans les Deux-Siciles et 100.000 hommes contre Ronaparte^.

Mais le roi de Prusse avait refusé de donner sa ■'. signature, ainsi que l'Angleterre l'avait fait espérer au tsar, « On veut, disait Frédéric-Guillaume, que je « prenne part à la guerre actuelle : c'est contraire à

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