‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 399 sur 579 · LE SERMENT CIVIQUE · texte numérisé non relu

LE SERMENT CIVIQUE

raisons qui avaient retenu à Rome les divers employés de l'état, comme aussi d'apprécier leur conduite et leur patriotisme, lors du séjour à Pérouse du consulat romaine Et c'était des jacobins farouches qui la composaient, Jaccouci, Petrucci, Morelli, Ercolani et Baccini-; et leurs enquêtes étaient à ce point minutieuses qu'à la fin de janvier ils n'avaient pas encore trouvé cent patriotes tout à fait purs ^ !

Ce n'est pas tout : la méfiance inquiète du Quirinal lui suggérait d'autres mesures encore, aussi im politiques qu'inefficaces. Afin de rattacher au nouveau régime tousles professeurs de laSapience et du Collège Romain, il prétendait les obliger à prêter le serment civique. L'émotion était grande : par conviction ou par mollesse beaucoup étaient prêts à le faire. Mais M*^"" Boni, qui, depuis l'incursion napolitaine, remplaçait M*^'" Passari comme vice-gérant de Rome, décidait plusieurs d'entre eux à repousser la formule consulaire et à en proposer une autre que le Pape avaitautorisée. L'abbé Bolgeni, bien connu par son jacobinisme et la part qu'il avait prise dans les débats provoqués à ce sujet, écrivait de son côté une lettre au secrétaire général de l'Intérieur, Valeriani, le priant d'accepter la formule pontificale, qui rassurait les consciences et promettait explicitement à la République obéissance et fidélité. Valeriani répondait quelques mots menaçants et déclarait au pro-vice-gérant que le texte proposé par le Quirinal pouvait seul être admis; les professeurs de la Sapience se réunissaient le 3 janvier et demandaient qu'on leur donnât jusqu'à la fin de nivôse (19 janvier) avant de les obliger à prendre parti. A ce moment enfin, vaincus par les menaces de Valeriani '% ou par les arguments de Pessuti, leur nouveau recteur^, ou par les intrigues de l'abbé délia Valle,

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