Colle:wne, III, 379, 381. 13 janvier
Janvier-février 1799 399
être compris dans la listo des cent patriotes de Rome les plus décidés'. Le ministre de la Justice n'avait pas moins de bonne volonté : à peine revenu à Rome, il invitait les magistrats à retourner à leurs postes : « Que les tribunaux soient comme auparavant le bou- « clier de l'innocence opprimée et le fouet du coupable « légalement convaincu... » ; mais il ajoutait aussi: « Surveillez les alarmistes et les aristocrates cachés, et « ceux-là surtout qui, instigateurs des plus grandes « atrocités, voudraient se masquer aujourd'hui sous le (( manteau de la vertu-. » Valterre, le commandant de Rome, obéissait aux mêmes préoccupations en réorganisant la police, de concert avec le Comité de Police générale'^, et la Garde sédentaire travaillait à la môme œuvre. « Il ne nous reste aujourd'hui d'autres ennemis « à combattre, disait Martelli dans sa proclamation du <( 3 janvier, que les ennemis intérieurs :, c'est à vous de « les découvrir, de les reconnaître, de les dompter. « Vos ennemis cachés existent encore et fomentent (c leurs exécrables espérances; ils voudraient de nou- « veau vous jeter dans les horreurs de l'anarchie... « Organisons une garde nationale '' ! » Et il est probable que la légion romaine dont on cherchait à armer les bataillons ' et à enflammer le courage^ ne devait pas avoir d'autre mission.
1. Collezione, III, 401-402. Il réorganisait la poste (Valterre au consulat 27 nivôse. Moroni à Valterre; Ghanipionnet au consulat, 27 nivosc. A7xhtvio,ikÔ) Collezione, III, 274.