‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 411 sur 579 · TIRAILLEMENTS · texte numérisé non relu

TIRAILLEMENTS

On dit à Rome que c'est Bertolio, l'ambassadeur du Directoire, qui soutient l'opposition consulaire contre les attaques du tribunal ^ et ce bruit qui court dans la ville laisse deviner que, si la République romaine a désormais les apparences d'un gouvernement libre, — jusqu'aux conflits classiques de l'Exécutif et du Législatif, — les choses s'y passent, en somme, comme par le passé. Si les Jacobins candides ont l'illusion de la souveraineté parce qu'ils peuvent organiser contre leurs ennemis de cœur une aimable petite persécution, une bande d'hommes avisés et de grand appétit s'attribue tranquillement les réalités du pouvoir : malgré les criailleries des Assemblées, ils se sentent | les maîtres, parce qu'ils s'appuient sur les Françaiset que les Français, comme par le passé, doivent nourrir leurs troupes avec les ressources de l'Etat.

Le Quirinal le sait bien lorsqu'il parle « des dépenses « inévitables que comporte la présence de l'armée fran- « çaise^ ». Ghampionnet a besoin d'argent. Le 19, il impose donc les ennemis de la République d'une contribution de 100.000 écus's il s'en prend aux édiles et aux consuls de ce qu'on tarde à la payer, et ses agents réclament avec énergie. Le 3 janvier, Arcambal ordonne au gouvernement romain de verser sur-le-champ aux frères Joubert, de Rome, 20.000 piastres pour subvenir II à l'habillement, l'équipement, l'armement d'une compagnie de guides 5. Le 7, le commissaire à la levée des scellés Sieubert exige 12.000 piastres dans la journée : s'il ne les a pas, il préviendra sur-le-champ Cham.-

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