Dépôt, 28'janviGr
2. Archivio, 40. Cf. aussi sa lettre au consulat du 23 décembre {Archivio, 40).
« suivant la rigueur des lois militaires ^ » Le 3 février, il lançait un ordre du jour dont son chef d'état-major envoyait copie aux Consuls^, et d'après lequel ceux qui refuseraient de laisser visiter leurs bagages aux douanes romaines seraient cassés de leurs grades et emplois. 11 agissait en môme temps auprès du Directoire, et il en obtenait l'arrêté du 7 février-^, qui ordonnait qu'on expulsât de l'armée les brigands qui l'encombraient.
Sa politique, comme il l'avait prévu, soulevait contre lui des haines violentes; les dilapidateurs se liguaient pour assurer sa ruine, Brémond^, Bassal % Elia Pace**, les architectes officiels', et, sans doute aussi, Bertolio, le grand ami des quatre arbitres de l'Etat. Championnet commit une maladresse : par un arrêté en date du 6 février, il enjoignit à la Commission civile adjointe à ses troupes d'évacuer sur-le-champ les territoires napolitain et romain; Faipoult riposta par un arrêté en date du môme jour ordonnant au commissaire civil de rester à Naples jusqu'à nouvel ordre, et il écrivit à Paris, le
19 février, pour se plaindre de la conduite du général en chef, qui manquait de respect au représentant du pouvoir civil.
Il n'en fallut pas davantage. Malgré son habileté stratégique, malgré sa probité administrative, Championnet fut sacrifié : le 25 février, on apprenait à Bome sa destitution et qu'il était remplacé par son lieutenant Macdonald ^. Faipoult exultait à Naples; Bertolio,
1. fl pluvicise {Archivio, 40). Noter que « le commandant de la place » recevait
20 piastres par jour et avait à sa disposition une voiture, que « le citoven Colonna était content de lui otfrir » (ftorirossi à Valterre, 22 déc. Archivio, iu).