‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 420 sur 579 · Galimberti, 24 février · texte numérisé non relu

Galimberti, 24 février

FÉVHIEH-MARS 1799 411

capitaine de la garde nationale et de son quartiermaître Nardini^ Aux environs d'Alatri, une insurrection éclate à la fin de février ; battus le 27 par les patriotes au petit village de Fumone^, les rebelles reviennent encore à la charge, le 3 mars ; et Jaccouci envoyé à Veroli pour les faire rentrer dans l'ordre ^, parvient à grand 'peine à ramener un peu de calme. Mais, si l'insurrection du mois de juillet ne se rallume pas, les sourdes résistances locales se raidissent et s'exaspèrent : chacun sent confusément qu' « on n'en a plus pour longtemps ». Quelque soin que mettent les Français à cacher les nouvelles, on se doute que leurs affaires ne vont plus aussi bien que par le passé ; et le Quirinal découvre un jour que l'administration centrale du Girceo, qui se vante à Rome de son zèle républicain, s'est mise d'accord avec la commune de Paliano pour frauder l'Etat dans l'adjudication de la selve de cette commune ^.

C'est le môme tableau que présentent les environs de Rome; les ravages des Napolitains', les exigences des troupes françaises^ ont encore accru leur misère. On travaille en vain à faire rentrer les contributions^ et les emprunts forcés; à Tivoli, par exemple, on ne compte plus qu'une famille, la famille Rischi, ayant un revenu supérieur à 3.000 écus^. A Frascati, on n'en trouve aucune, mais le préfet consulaire atténue l'effet de cette mauvaise nouvelle; il y a, dit-il, des familles d'aristocrates « la bourse remplie du sang des « pauvres » qui peuvent très bien payer''. On travaille

1. Requête au consulat, 21 février. Amabile al min. Guisthia, 25 piovoso (Arcliivio, 203).

Page 1