Collezione, IV, 41, t" mars
.'). Collezione, IV, 3."), 2(i février.
(i. Uréinond au miniritre des Kjnances, 2'J janvier (10 piovoso. Archivio, 34). 7. Collezione, IV, 22, 24 février.
LA PLAINE PONTINE
moyens, on essaye de se dérober à l'étreinte avide du gouvernement consulaire.
La plaine pontine souffrait encore des dévastations du mois de juillet et pâtissait toujours du continuel passage des troupes de l'armée de Naples^ Le commissaire de Martinis-, un envoyé du Quirinal cependant, atteste la misère qui l'accable : il écrit, le 3 février, au ministre des Finances, et lui demande la suspension de l'emprunt forcé de 30.000 piastres, établi le 8 brumale sur les familles les plus riches^. Et les réclamations innombrables^ que provoque l'établissement des rôles témoignent de la justesse de sa requête, comme les demandes d'indemnités pour les dégâts causés par les Napolitains révèlent aussi l'épuisement du pays^ Soit mauvaise volonté, soit impuissance et découragement, pour ces deux raisons sans doute, presque toutes les municipalités font preuve d'une extraordinaire mollesse*^; les bureaux sont désorganisés, et les avis officiels ne se peuvent publier, faute d'imprimeurs. Lorsque le consulat confisque les biens de ceux qui ont suivi les Napolitains ''', Piperno obéit docilement, mais Anagni résiste, et beaucoup de cantons font de même^. L'apparition de la flotte anglaise au large d'Anzio'^ n'est pas, on le devine, pour stimuler les bonnes volontés. Peu s'en faut que Ferentino se soulève, lasse de la tyrannie de Vincenzo Pantili, le
1. Présidente délia mun. di Ceprano ni Afin. Finanze, 9 mars (Archivio, 201) : « Truppe tanto stationate che di passaggio alla cui discrczione siamo stati abbandonati ».
2. Jaccouci et Poggioli avaient mis fin à l'invasion napolitaine. La municipalité de Ceprano à Dui)ort, 9 mars {Arcliivio, 201).