RÉVOLTE ET SIÈGE DE CIVITA VECCIIIA
sédentaire. Mais ce ne sont pas là des force suffisantes. Le 6, après une sortie des assiégés qu'il a repoussée avec succès, Merlin court à Rome activer l'envoi des renfo.'ts : sur la ligne de communications du corps assiégeant, le pays montagneux de Tolfa se met en révolte ouverte. 350 légionnaires partent aussitôt, conduits par un capucin^, patriote fanatique, qui s'habille dans le cortile du palais Chigi ; toute l'artillerie disponible les suit, trois jours après-, et Merlin, lorsqu'il revient à Rome, promet d'avoir emporté la place avant huit jours''.
Février s'achève cependant, et Gività Vecchia tient encore : Championnet impatienté désigne Watrin pour remplacer Merlin qui se presse'^. Dans la nuit du 3 au 4 mars, laissant 500 hommes garder son camp et 50 surveiller le parc, il lance deux colonnes sur la ville : l'une conduite par le chef de bataillon de sapeurs Guillaumin attaque le bastion délia Bosa ^ ; l'autre se jette sur le demi-bastion de l'ouvrage à cornes : elle est commandée ^ par le chef de bataillon Vuillermé, de la 62*; chacune est appuyée par une réserve de 150 hommes. Cependant aucune d'elles ne parvient à pénétrer dans la ville; si l'attaque est vive, la défense est acharnée; à trois heures et demie du matin, après trois tentatives d'escalade repoussées toutes trois, ayant 72 hommes hors de combat, Merlin bat en retraite et envoie un courrier à Championnet annoncer son échec et demander du renfort'.
En même temps, avec beau coup d'habileté, il ouvre des pourparlers avec les rebelles : « Vous