‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 429 sur 579 · Galimberti, 8 mars. Arrêté du 8 mars. CoUezione, IV · texte numérisé non relu

Galimberti, 8 mars. Arrêté du 8 mars. CoUezione, IV

9. Les convois annoncés par Championnet n'ont pas pris la mer, crainte des Anglais. Les transports par terre sont très longs à organiser (Championnet aux consuls. 19 février. Digneffe, commandant de Gaéto, aux consuls. 26 février. Valterre aux Consuls, 1" mars. Digneffe aux Consuls, 3 mars. Dabrowski à Cham]'ionnet, 24 février) {Archivio, 40).

porté sans trop se plaindre la disette de blé et d'huile i, Montetiascone a souvent regimbé, sous les réquisitions de la garnison légionnaire qui garde Orvieto^; enfin Cività Vecchia, le grand port de la République sur la Méditerranée a réfusé de se soumettre aux consuls revenus à Rome.

C'est en vain qu'ils lui adressent une idyllique proclamation-^, vantant « la douceur de la paix à l'ombre de « l'invincible puissance de l'armée française » : la colonne envoyée le 28 décembre pour recueillir la soumission des habitants ne parvient pas à les intimider '^ Le P. Passionniste Vincenzo, que le ministre de la Justice veut leur envoyer, a quitté l'état romain; Manzi et Ghiassi, les deux commissaires députés à sa place ^, ne parviennent à convaincre personne ''. C'est à la force qu'il faut recourir. Le 20 janvier, on envoie aux quelques troupes déjà rassemblées, 250 hommes revenus d'Albano; le 81, le général de brigade Merlin part avec 1.200 hommes prendre le commandement des forces romaines ; le 1*' février, il annonce au Consulat que, vu l'insuffisance de ses effectifs, il ne peut rien tenter : les forçats délivrés renforcent les défenseurs de la ville". Comme il n'obtient rien du Quirinal, il s'adresse à Valterre, qui relance les Consuls en son nom : « Je vous invite, leur écrit ce dernier le 4, à « prendre les mesures les plus promptes et les plus « vigoureuses pour que 180 échelles, 100 haches, « 200 pelles, 200 pioches soient fournies demain, dans « la matinée, ainsi que les chevaux et les voitures « nécessaires pour les conduire".» Tous ces outils partent, en eifet, ainsi que 1.200 hommes de la garde

i. Munie. Viterbo al Duport, 8 février {Archivio, 195).

2. Le commissaire consulaire du Giniino au ministre des Finances, 5 février (Archivio, 186j.

:i. 25 décembre. CoUezione, lU, 339.

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