Merlin à Ghampiotinet (Dépôt, 3 mars
<( avez été hier à deux pas de votre perte, dit-il « dans l'adresse qu'il envoie au peuple de Cività « Vecchia, le 4 mars; je consens à négocier avec « vous. » Et le peuple accueille ces ouvertures : la vivacité de l'attaque a fort ébranlé sa confiance ; « très « résolu de se raccommoder », lit-on dans la réponse du peuple au général français, le peuple est prêt à capituler aux conditions suivantes : 1° il demande de dépendre entièrement de sa mère patrie, qui est Rome; 2° il demande que l'on ne touche pas à son culte ; 3° il désire un pardon général de toutes ses fautes, imaginaires ou réelles; 4° il demande en grâce un commandant de la part de la République romaine; b° il désire garnir toutes les portes de la place avec les forces naturelles du pays, afin de conserver le tout à la disposition de la République ; 6" il désire que Cività Vecchia soit exempte de toutes les contributions nouvelles; 7° il demande un armistice. Trop heureux de rencontrer des dispositions conciliantes, Merlin accepte ces propositions; il demande seulement que deux compagnies de grenadiers soient admises à garder les portes conjointement avec le peuple. Celui-ci refuse : l'armistice est rompu; l'artillerie française bombarde la ville; des renforts arrivent aux assiégeants : finalement, sans plus faire grande résistance, Cività Vecchia capitule enfin, le 7 mars'. Et, ce même jour, la municipalité est nommée, la garde nationale réorganisée-, les autorités réinstallées. Leur premier acte est de demander en grâce au Ouirinal de ne pas les laisser manquer de fonds : à défaut de quoi, la désertion et le désordre troubleraient et réduiraient bientôt la garnison -^
Le plus sur moyen de prévenir ce danger, c'est cependant encore de pacifier le pays alentour : Cività Vecchia
1. Clalimberti, 7 m.ars. ('olleziom-, IV, (o-B? ; i-loges donnés à la compagnie romaine clù cauitaine Cateiia pour sa conduite pendant le siège. Sur la belle conduite de Serafini (?), cf. Merlin aux Consuls, 21 ventôse {Archivio, 41)).