ïhiébault, H
« français, animé du désir de la paix, ne peut la donner « qu'aux conditions ci-dessous, c'est-à-dire: 1° pardon « général pour toutes les communes ; 2" les communes « donneront un otage, gage de leur sincérité ; 3° ces « otages seront sous la responsabilité d'un habitant « d'Ascoli; 4° nul ne pourra être inquiété pour sa con- « duite passée ; 5" on ne lèvera aucune réquisition à « propos de l'insurrection ; 6" au cas où on ne pourrait « trouver d'otage dans le village, le général français « acceptera un habitant ou prêtre d'Ascoli qui repré- « sentera ce village. Tel est l'ultimatum qu'il propose. « Rien ne peut y être ajouté, ni en être retranché. Le « général français donne sa parole sacrée qu'il obser- « sera religieusement les articles qu'il propose. Le pré- « sent traité de paix sera souscrit par le commandant « et le capitaine des montagnards. » 11 est signé, en effet, du général Dargoulet et de Giov. B. Gurrci, le prête-nom de Sciabolone et de vingt et un autres chefs de brigands', le 5 février (17 pluviôse) et ratifié le lendemain par Planta'.
Il était temps que les Français et les Romains, débarrassés de la révolte du Tronto, pussent appliquer tous leurs ertbrts à réduire, ou, du moins, à combattre l'insurrection de la Ncra. Tiburzi serrait Uiéti de plus en plus près ; il ordonnait à « tous les peuples », « sous « peine de l'indignation royale », de prendre les armes afin de concourir à l'assaut qu'il préparait pour le 12 février. S'il échouait ce jour-là, loin de se décourager, il continuait de bloquer la ville, interceptait ses approvisionnements et détruisait les conduites d'eau '; en même temps il isolait ses défenseurs du côté de Rome, en insurgeant la Sabine, comme il les avait coupés de Terni par la prise de Stroncone. Dans les premiers jours de février, Subiaco s'était révolté ;
1. Pusloi; Ascoli sutlo l'albcro dclla liberta, p. 70 (cité par Crivelluci, 274).
«'. Grivellucci, 270.