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5. Serafino iïilveslrini al min. Fin., 12 ventôse [Arc/iivio, 287),
et dans bion d'autres endroits : « Je vous préviens, « écriv^ait Goli, un comptable du Trasimène, au ministre « des Finances, que la municipalité de ce pays est com- « posée, pour la plus grande part, d'ex-nobles : et cela « suffit pour dire ce que c'est que cette race'. »
Chose plus grave, il arrive parfois que les municipalités ne se bornent pas à organiser la défense du pays contre le régime quirinalesque ; elles travaillent directement à le désorganiser. Le 3 mars, la centrale du Glitumne envoie sa démission au consulat- : elle allègue l'impossibilité de trouver des grains pour nourrir l'armée : ce qui est possible. Mais, ce qui est certain, c'est que telle commune de son ressort, — celle d'Assise par exemple, — a acheté, il y a un mois, 7 à 8 roubbes de blé dans le Musone ^ S'il faut en croire, du reste, la municipalité de Pérouse les dilapidations des gardemagasins de l'armée ne sont plus à compter'', A la même époque, environ, la municipalité de Hiéti dénonce le commandant de la place Deguercy : « Combien il « est inepte, vil, voleur, odieux au peuple de la com- « mune et aux militaires français eux-mêmes, à quel « point il trouble la tranquillité publique, c'est ce que « montrent les documents que nous avons laissés au « ministre de la Guerre'^ » ; et il se peut que ces accusations soient fondées '', Ce qui est certain, c'est que pour avoir menacé les officiers municipaux de Terni, dont l'attitude, au milieu de l'insurrection, lui paraissait suspecte, le chef de bataillon Bord, commandant de la place, était dénoncé par eux à Rome comme un voleur, dans la lettre même où, sans l'avoir prévenu, ils envoyaient leurs démissions aux consuls : « Quant aux « dilapidations, répond-il au consulat le 27 février^, je