‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 465 sur 579 · MACDONALD ET LES CURÉS DE ROME · texte numérisé non relu

MACDONALD ET LES CURÉS DE ROME

<( seront suffisantes pour assurer votre reposa » Le fait est que le départ des Français répand la joie dans la ville sans y déchaîner la révolte. Le 17 mai, la division du centre quitte Rome ; le 18, la division Jardin la suit sur la route de Toscane ; le 19, c'est le tour de la division Rusca; et Rome reste paisible. Mais ce n'est pas aux gendarmes ni aux sbires qu'il en faut faire honneur, c'est aux curés des paroisses. Ils ont été appelés par le ministre de la Justice et de la Police ; Macdonald leur a donné de magnifiques éloges, protestant que la République reconnaissait leur avoir de grandes obligations et qu'elle était très satisfaite de la conduite qu'ils avaient tenue jusqu'ici. Il ajoutait que cela ne suffisait pas et qu'on attendait de nouveaux services deleur zèle ; il les priait de travailler à maintenirle repos et à conserver cette forme de gouvernement qu'avait voulue l'Etre suprême ; il exposait que les troupes françaises devaient se retirer à cause de la guerre pour retourner ensuite après quelque temps ; que c'était donc aux curés que revenait particulièrement le soin de tenir le peuple dans le devoir par leur prédication et leur surveillance.

Pour que le Quirinal vînt quémander la protection de ces prêtres qu'il avait persécutés et proscrits, il fallait qu'il se sentît perdu ; et l'on verra, en effet, que, dès le mois d'avril, on envisageait à Paris le sacrifice de la République romaine 3. Cette tentative suprême ne devait être qu'une des dernières conséquences de la guerre autrichienne. La première fut le resserrement des pouvoirs ; on pourrait presque dire la dictature. Ce

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