CHAPITRE I
LA FIN DE l'occupation FRANÇAISE 12 mars 1799 — 20 mai 1799
Les armées du Directoire plièrent au début devant les armées de la coalition, et les renforts qu'il fallut leur envoyer dégarnirent de troupes les Républiques vassales, comme la France elle-même. Vaincu sur l'Adige le 30 mars, Schércr était une seconde fois battu à Magnano, le 5 avril; le 28, Morcau, qui lui succédait à Timproviste, éprouvait le même échec à Gassano et abondonnait Milan à l'armée du feld-maréchal Kray. L'armée française de Naples était aussitôt rappelée au Nord, afin de faire front aux envahisseurs, ou tout au moins de protéger sa ligne de retraite ; elle évacuait la République napolitaine au début du mois de mai, et ensuite la République romaine.
Le 4 mai (15 floréal), les autorités supérieures recevaient une grosse nouvelle : Relair les convoquait pour le lendemain 5, à onze heures du matin, chez l'ambassadeur de laRépublique française, « afin de prendre les mesures de sûreté publique' ». Le 13, arrivait une lettre officielle de Macdonald, partie la veille de Velletri"^: « Le moment est arrivé, disait-elle, où vous devez dé- (( ployer toute l'énergie républicaine qui vous anime « pour donner l'élan patriotique à tous les bons citoyens « delà Garde nationale de la République romaine. Vous « n'avez aucun ennemi extérieur : vous n'avez que « l'intérieur à réprimer. Toutes ces forces réunies