‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 475 sur 579 · QUESTIONS FINANCIERES · texte numérisé non relu

QUESTIONS FINANCIERES

Breislak se débat comme il peut et s'occupe de dresser l'état de ses dettes'. C'est en vain qu'il recherche ses débiteurs et ceux du gouvernement papal-; il ne parvient à se faire payer d'aucun d'eux. Cependant il faut tâcher de vivre, et Breislak recourt à des créations d'impôts nouveaux. Ils sont d'autant plus nécessaires que les embarras financiers contre lesquels lutte le ministre ne viennent pas seulement de l'excès des dépenses et de l'insuffisance des recettes; ils s'accroissent encore du trouble de la circulation fiduciaire, car les assignats n'ont pas eu un meilleur sort que les cédules.

Le 27 mars, le ministre s'indigne des '< crimes arti- « ficieux des ecclésiastiques, honteux et attentatoires à « la souveraineté du peuple », et il conclut en déclarant tous les canonicats et bénéfices vacants [curatï) incorporés aux domaines nationaux 3. Le 2 avril'*, le ministre rappelle que la contribution foncière n'est établie que pour l'an VII; il conclut donc que toutes les contributions directes ou indirectes, connues sous le nom de Dazi camerali comunativi o privilegiati, ne sont nullement abrogées et que les administrateurs doivent ordonner à leurs questeurs de les recouvrer sans retard. Le 3, sont confisqués tous les biens, meubles et immeubles de l'Empereur, du grand-duc de Toscane et de leurs sujets \ Le 11, est rétabli le droit de « macinato » sur les grains : 40 bajoques par roubbe de grain et 15 par roubbe de maïs^.

Le 15, sont confisquées au profit de l'Etat toutes les créances des ennemis de la République^; le 17, on afferme à Pasquale Porta le produit de la taxe de la pouzzolane ^ ; le 20, on organise la ferme des céréales, et

1. Agent du commissariat civil à Breislak, 20 germile, 45-40.

2. Commissariat de la comptabilité à Breislak, IV, 168, 26 fiorile, 27.

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