Jbid., IV
l'on contraint chaque citoyen à prendre sa « buUetle ^ ». Le 21, on adopte une mesure plus radicale, sinon plus efficace : on nationalise quatre-vingt-quatre monastères d'hommes et trente-deux couvents de femmes'-^. On établit un droit de timbre sur tous les papiers destinés aux actes publics et judiciaires et aux écritures qui peuvent faire foi en justice ; ce droit est proportionné aux dimensions du papier et à l'importance des sommes^; il y a douze catégories de papier d'après leurs dimensions, et deux classes de contrats taxés à 5,10bajoquesetà 15, 20, 40, 60, 80, 81 et 83 écus. Une administration est créée pour percevoir ces droits ; elle est composée de 4 administrateurs en chef, 8 directeurs départementaux et 54 receveurs, et elle a aussi la gestion des biens nationaux^. La détresse financière est si grande à ce moment que l'Etat est forcé de suspendre le payement de ses fonctionnaires ; par la loi du 7 mai^, il est décidé que chacun d'eux recevra ses indemnités et appointements en bons du Trésor^ visés par le ministre des finances et les grands questeurs, susceptibles d'acheter les biens nationaux*^. Mais la valeur des assignats baisse toujours : le 13 mars, 1 piastre en espèces^ s'achète 5 écus 40; les jours suivants, le taux du change s'élève encore : on exige 9 écus en papier pour en donner 1 en espèces. Or voici que brusquement la baisse du papier est enrayée, quoique les nouvelles politiques deviennent de plus en plus mauvaises*^ : le 26 mars, la piastre en espèces s'achète 4,50 en assignats ; le 27, elle ne vaut plus que 3,20 de papier. C'est que le (Juirinal s'est décidé à retirer de la circulation la monnaie fiduciaire; les assignats de 3, 5 et 15 bajoques sont