INTRIGUES ALLEMANDES
cédé aux F'rançais, Pie VI ordonna au cardinal Maf!ë7 de réoccuper celte ville en qualité de légat, et il chargea, le vice-légat, La Greca, avec deux auditeurs, d'enl reprendre immédiatement possession.
Mais le miracle ne dura pas; on apprit tout à coup que Bonaparte était vainqueur et Wûrmser en fuite ; que Mattei était emprisonné et devait être jugé par une Commission militaire et que Cacault qui, le lU thermidor, avait remplacé Miot, avait reçu l'ordre de quitter Rome, si sa sécurité était compromise ou ses gens insultés. La coterie impériale, gravement atteinte, ne voulait pourtant pas désarmer ; était-il possible que Dieu abandonnât son vicaire et ne ramenât pas Wûr mser victorieux dans la Lombardie délivrée ? Quoique le savant P. Quimones, général des Dominicains, admît la légitimité du retrait des brefs condamnant la Constitution civile, le Pape ne se montrait pas résolu à suivre ses avis ; voulant résister jusqu-au bout poui? le plus grand profit de l'Autriche, sinon de la chré tienté, il confia au ministre d'Espagne qu'il se retirerait à Malte si la paix avec la France n'était pas rétablie, et lui demanda, comme suprême témoignage de dévouement, d'accompagner M''"' Galeppi à Florence (8 sep tembre) ; c'est laque devaient reprendre les conférenceë franco-romaines, brusquement interrompues à Paris.
Malgré les efforts de Cacault, qui faisait valoir à Paris la ponctuelle exécution de l'armistice et « bornait sa théologie » à obtenir sur le Pape la même supériorité de « fait que le Grand-Seigneur a sur le patriarche de Cons tantinople, » le Directoire, entraîné par la Réveillère, refusa de laisser discuter ses propositions. Soumises en bloc à une Congrégation cardinalice, à laquelle Galeppi les avait transmises, elles furent rejetées en bloc, sa Sainteté déclarant « que ni la religion, ni la bonne foi « ne lui permettaient de les accepter et qu'elle serait « obligée de s'y refuser au péril même de sa vie » Cette réponse fut communiquée aux puissances et aux