‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 49 sur 579 · CONFÉRENCE DE FLORENCE · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE DE FLORENCE

évêques de l'Etat romain ; olle fut suivie d'une proclamation solennelle annonçant à ceux-ci la rupture de larmistice et les chargeant d'organiser la levée en masse, " en faisant sonner le tocsin, comme il a été « ordonné par la notification du 31 janvier 1793' ».

Contre tout espoir, soutenu par le parti autrichien qui exploitait habilement ses scrupules religieux, Pie Vî continuait donc à espérer la victoire de la coalition ; il se confiait aux promesses d'Acton, que lui portait le marquis del Vasto et traitait avec Naples, le 25 septembre; il ignorait que cette môme cour de Naples négociait en ce moment même, avec Paris, la cession de Bénévent, qu'elle obtenait pour prix de sa neutralité, le 10 octobre. En môme temps qu'il croyait s'assurer l'appui de l'armée napolitaine, le Pape levait un homme par cent habitants- et réunissait aux troupes de ligne les milices urbaines ainsi renforcées 3. Le connétable Colonna recrutait un régiment de douze compagnies de fusiliers et de deux de grenadiers; la marquise Bandini de Gamerino et le marquis Paolucci de Forli donnaient chacun un bataillon''; Caëtani offrait les 36 canons du fort de la Sermoneta pour armer Terracine et Nettuno ; le marquis Torlonia, un escadron de 80 chevaux; le duc Cesarini, 50 cavaliers ; le prince Barberini, 37, comme le prince Giustiniani ; le comte Giraud, 30; le prince Ghigi, 26; le comte Gorradori, 1 20 hommes, et la communede Viterbe, 3.000 chasseurs.

Bonaparte connaissait tous ces préparatifs ; il y voyait justement une diversion que les Autrichiens préparaient à leur avantage; il s'efforçait par tous les moyens d'ouvrir les yeux à la curie. Mais Gacault lui écrivait, le 10 octobre, que ses efforts restaient vains. (( J'ai voulu, dit-il, me servir de Gundi pour faire '< entendre qu'on ne devait pas regarder un accommo-

1. Cf. séché, I, 76, note 2. Sciout, Beime des Quest. hist.,\>. 450 sq.

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