Galimberti, 1!) mai
MARS l'799 479
nouent et se croisent : l'édile de Spolète, Belli, accuse la garde; le commandant de la garde accuse l'édile; un capitaine est destitué par sa compagnie; les ordres du ministre pour la réorganisation de cette troupe, en date du 22 fruttifero VI, des 3 et 13 nivôse, l*' pluviôse. 1" et 7 ventôse, sont vainement renouvelés le 6 fiorile ; les désordres ne cessent de se produire ni les réclamations d'affluer à la Centrale i. Celle-ci, du reste, est assiégée de demandes lorsqu'elle doit nommer aux emplois de percepteurs des contributions ou de commis aux biens nationaux 2; les querelles reprennent leur cours entre administrateurs et administrés. A Assise, par exemple, ceux-ci protestent auprès des consuls contre ceux-là, qui ne veulent point recevoir les assignats comme prix du blé qu'ils leur vendent 3. Les demandes en indemnités foisonnent à tout propos, et hors de propos^, et aussi les demandes en dégrèvement d'impôts : telles les religieuses de Spolète, qui, pour ne pas payer la taxe ecclésiastique, allèguent leur profonde misère ■'. Ou encore ce sont certains couvents qui demandent en grâce de ne pas recueillir les moines des monastères supprimés afin de ne pas périr euxmêmes. (( C'est avec une véritable effusion de cœur, « cherscitoyens, — écrit à «l'excellent citoyen Breislak ministre des Finances » la « citoyenne abbesse de (( Sainte-Lucie f" à Città délia Pieve, — que vous devez « offrir votre aide à moi et aux citoyennes mes com- « pagnes afin d'appuyer nos demandes. Donnez-moi « l'ordre de ne recevoir personne des autres couvents, '< la Mazzetti voudrait entrer chez nous. »
A ces réclamations multiples, à cette reprise de la vie administrative et paperassière, on devine que l'in-