ColUilone, I
« les prescriptions constitutionnelles et la représen- « tation nationale.
« Salut et fraternité'.
« Santarelli, président.
« Benedeïti, secrétaire. »
Ainsi mis en demeure en la personne des consuls, Bertolio doit capituler. Le 22 juin, il rétablit le Moniteur de Rome; le 27, il destitue Bassi, trop heureux d'abandonner une victime aux vengeances patriotes^. Atin de repondre aux insinuations perfides aussi bien qu'aux attaques violentes, afin de faire resplendir son honnêteté, il destitue le ministre d'Intérieur Franceschi, prévenu de vol, et lui interdit de quitter Rome^ avant d'avoir rendu ses comptes. Mais, quelles que soient ses concessions, et bien qu'à la lin du mois, il ait renoncé aux banquets et aux fêtes, il ne parvient pas à dissiper la malveillance qui s'attache à lui^. Le 6 juillet, le Tribunal demande encore un compte général des recettes et des dépenses, sans parler des comptes de tous les corps administratifs de l'Etat qui ne sont pas encore soumis aux commissaires de la comptabilité. Une autre fois, il fait observer aux consuls, qui en réfèrent au ministère des Finances, que ces commissaires n'ont reçu de la grande questure que de simples journaux de caisse, au lieu du compte général de l'an VI"'. Enfin, le 8 juillet, le Sénat et le Tribunal projettent un coup d'Etat contre les consuls.
« Le grand danger dans lequel se trouve la Répu- « blique romaine, écrivent-ils alors au général