Cungressi, note 11, p
'i. Collezione. V, 6. Galiniberti, 27 juin. Sala, III, 100.
3. Galimberti, 22 juin. Sala, III, 94. J'ai trouvé à ÏArchivio (fascicule 24) une lettre de Galisti, président du consulat à Breislak. Il lui transmet le décret qui destitue Franceschi, mais lui demande d'en retarder l'exécution (22 juin).
4. Tribuns au Sénat, 23 juin. Tribuns aux Consuls, 25 juin {Archivio, 29). Monitorc fiorentino, 21 juin 1799, p. 314. Sala, III, 92. Les vacances législatives ne commençaient que le 19 juillet (6'o//e;(o«e, V, 38).
y. Ce que prescrivait l'article 313 de la Constitution. Aleandri à Breislak, 19 messifero (Archivio, 24).
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COUP d'état manqué 499
« Garnier, ne permet pas à ses représentants de rester « plus longtemps indolents spectateurs de son évidente « ruine... Vous savez comme nous que la République « doit la plus grande partie de « ses maux » au Pouce voir exécutif. La République romaine, pleinement con- « vaincue de l'attachement que vous lui portez, espère « que vous n'hésiterez pas à approuver les détermina- « tions suivantes : les consuls sont destitués et arrêtés. « Si, au contraire, vous ne nous approuvez pas d'ici six « heures, le Sénat et le Tribunat se déclarent dissous. » Mais le général refuse net de se prêter à ce coup de force. « Je ne puis, répond-il, adopter votre projet sans « manquer à mon Gouvernement ; il est essentiel que « je consulte sur ce point mon chef*. » L'anarchie est donc à son comble. Rertolio est trop heureux de s'appuyer sur la garnison française pour contenir les patriotes tout autant que le peuple de Rome.
Tandis que le clan officiel est ainsi en proie aux divisions intestines, la foule romaine escompte silencieusement le jour de sa délivrance, comme si les révolutions qu'elles a vues depuis tant de siècles avaient fait naître en elle je ne sais quelle résignation insouciante, ou comme si sa piété dévote, depuis des siècles aussi, l'avait inclinée à ne plus rien attendre que des miracles de Dieu. Ce n'est pas que ses souffrances aient pris fin : la dernière semaine du mois de mai est marquée par un redoublement de disette : le pain manque entièrement le 20; le 24, la livre coûte 12 bajoques ; le 27, le 30, le 31, le l'"" juin, les prix montent encore ; le 4, le festin démocratique du théâtre d'Apollon est décommandé; et le 6, la foule se presse si dense aux abords d'un four municipal qu'un enfant meurt étouffé^. Et les patrouilles des volontaires à cheval, — les hussards civiques, comme on les appelle, — veillent aux attroupements-^ ou