‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 508 sur 579 · Sala, IH · texte numérisé non relu

Sala, IH

GARNIER bOl

marché 1 ; la disette diminue peu à peu ; le système des hillels et des l'ours municipaux est supprimé dans les premiers jours de juillet'; la livre de pain se vend 3 bajoques au début du nouveau mois •^. Au même moment, on apprend qu'une grande bataille s'est livrée dans le Nord et que les Français ont été battus; durant plusieurs jours, on se passe la nouvelle à voix basse ; le 5, une adresse manuscrite affichée au Gonvertite et aux Virgini confirme le bruit qui court : les Austro-Russes sont victorieux. Et, dès le lendemain, les Trastévérins dans leur joie insultent les juifs qui passent ; les patriotes furieux doublent leurs patrouilles ; ils arrêtent tous les porteurs de chapeaux blancs, tous les (( lumaconi » et entassent des otages au château Saint-Ange '', Mais leurs inquiétudes font la joie de la masse; depuis dix-huit mois bientôt, c'est la première fois qu'elle respire ; le pain du lendemain est assuré et la ruine des jacobins n'est plus qu'une question de jours.

Le général Garnier s'en doute, qui depuis le mois de mai ' commande les troupes françaises et travaille sans relâche, entre les jacobins divisés et les Romains qui se réveillent, à augmenter ses moyens de défense et à assurer le salut de la place. Dès son arrivée, il s'est adressé aux curés et leur a demandé leur concours •• : « Tandis que mes compagnons d'armes, leur dit-il, « brandissent le fer a(in d'éloigner les ennemis de cette « contrée..., je me trouve employé à combattre les <( ennemis intérieurs, qui, s'ils n'étaient surveillés, « pourraient compromettre, en la dupant, la partie la « plus sensée et la plus saine de cette population.

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