LA SITUATION DE ROME
à 6.000 hommes, il promet à tous ceux qui en feront partie un fonds de terre de 200 écus, aussitôt la guerre terminée; les blessés auront droit à un fonds d'une valeur do 300 piastres, comme aussi les veuves des soldats morts pour la patrie'. Enlin, comme dernière ressource, il prépare l'armement de tous les Français qui se trouvent à Rome, utile réserve pour la crise suprême'-; Macdonald ne lui a laissé que 2.000 hommes de troupes, sans compter 1.900 malades ou blessés aux hôpitaux^.
En môme temps qu'il veille à renforcer ses effectifs, il travaille h assurer ses approvisionnements. « Toutes « les promesses qui m'ont été faites, et tant de fois « répétées, écrit-il à Berlolio, le 21 mai... n'ont eu « aucun effet.. Hier, la troupe n'a pas eu de viande; « aujourd'hui, il est deux heures et la troupe n'a « encore rien reçu. » « Depuis trois jours, lui écrit-il « encore le 25 juin, la garnison manque de vivres. Elle « n'a eu, ces jours passés, qu'un quart de pain sans « viande ; aujourd'hui, elle est encore au quart et la <( boucherie dépourvue. » Le même soir, il lui écrit de nouveau, en lui rappelant ses lettres des 15, 19, 27, 29, 30 prairial, 7 et 9 messifero : « Il est décidé, « citoyens, qu'on veut absolument porter le soldat à « la révolte... ; comme je ne puis réclamer à mon chef « ni songer à une évacuation générale. . . ; quand, d'après « le rapport du chef de brigade du 11° de cavalerie, il « est constant que divers chevaux sont déjà morts, « faute de vivres, qu'il est prouvé qu'on emploie quan- « tité de cavalerie pour escorter des bœufs à la place ; « tandis que la troupe est sans viande ; qu'il conste, « par le procès-verbal du commissaire de guerre Wal- « ville, qu'il n'existe absolument rien dans les maga- « sins, quel parti dois-je prendre^? » Le pauvre homme