‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 511 sur 579 · Songeon · texte numérisé non relu

Songeon

essaye de se suffire à lui-même ; il ordonne une réquisition de lits, afin de remonter le service des hôpitaux; le 4 juin, il fait demander 30.000 piastres à la grandi questure afin de subvenir à l'équipement de se hommes ; le 22, il tente de former un magasin de grains de réserve ^ et le 4 juillet il règle par une loi le mode de payement des fournisseurs militaires 2. Entre-temps, il a réparé le fort Saint-Ange et construit de nouvelles batteries''.

Mais, s'il accroît dans une certaine mesure la force militaire de Rome, il ne peut exercer aucune influence en dehors de ses murs. Le général Rey a battu à Ala-ll tri les insurgés du Circeo, mais n'a pu disperser leurs bandes ^; la route de Naples est coupée, et les courriers du consulat ont beau se déguiser en Monseigneurs afin de se concilier le respect des rebelles et de s'assurer leur discrétion, souvent encore ils sont déchargés de.leurs dépêches ou contraints à prendre la voie de mer'^JI Les brigands se renforcent chaque jour : les excès des soldats légionnaires surexcitent l'exaspération du pays. A Veroli, un soldat hongrois de la 3" demi-brigade (3* bataillon, 2" compagnie) a forcé les portes de l'église et de la sacristie de la Raccommandata : et, dans tout le pays, on a crié au sacrilège. On ne sait pas que le 6 juin Garnier a donné l'ordre ^' de le passer par les armes : ce qui est fait le lendemain à Monte Citorio^. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner que les prêtres soutiennent les brigands et que le mouvement soit général. « Les prêtres « de cette contrée travaillent avec force, écrit lel2juin « le commandant de la garde nationale de Velletri, « Meda, dans son langage pittoresquement naïf^. Le

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