‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 515 sur 579 · ratile (Arcliirio · texte numérisé non relu

ratile (Arcliirio

4. Archivio, IH'i. Cf. lettre Munie, al Connoli (Archivio, 184). La municipalité protestait de son impuissance pour iiouriir la troupe et les habitants.

( sonnes supposées honnêtes ; c'est par celles-ci que se ( répandent toujours les nouvelles alarmantes et que ( se vomissent les propositions les plus menaçantes ( pour notre gouvernement... Les légionnaires désertent ( en masse tous les jours...; les autorités savent tout et ne prennent jamais de mesures. Chaque matin, on voit fixés aux murs des satires et des écrits révoltants, et l'on ne prend aucune précaution ^ Les sénateurs Pucitla et Priasi peuvent l'attester. Si le remède n'est prompt et énergique ; si l'on n'envoie des hommes qui fassent exactement exécuter les lois (!t les mesures gouvernementales, ce port, avant qu'il soit longtemps, sera au pouvoir des rebelles. » Cette lettre énergique émut l'ambassadeur, le général, les consuls : Cività Vecchia était le port de Rome;, la seule voie par laquelle il fût désormais possible de correspondre avec la France ^î On résolut d'y envoyer Breislak avec tous les pouvoirs nécessaires iMoutte rédigea pour lui des instructions minutieuses. Il devait d'abord réorganiser la Monnaie : Chiasi, qui la dirigeait, avait été rappelé, deux édiles destitués, mais on n'avait pas encore tiré au clair l'aflaire des canons fondus et convertis en espèces^: ce devait être le premier soin de Breislak. Il devait encore inspecter la darse et visiter les galériens, reconnaître les brigands de Porto-Ercole et y faire croiser un chebek^; visiter les familles des marins partis en Egypte ; surveiller Negroni et au besoin l'arrêter, etc.. Breislak ne quitta pas Rome; ce fut Riganti, Bassi et Barbiellini qui furent chargés de sa mission. Est-il besoin d'ajouter que, n'apportant avec eux ni argent ni soldats, ils ne purent donner à Orsini aucun secours efficace?

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