‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 517 sur 579 · RÉVOLTE DE VITERBE · texte numérisé non relu

RÉVOLTE DE VITERBE

Et c'était le moment précis où l'agitation ciminienno se résolvait enfin on révolte déclarée. Le mécontentement s'était accru avec la misère qu'attestent les demandes d'indemnités ' que de ce côté aussi on adresse au Quirinal ; le zèle of'licieux de certains fonctionnaires, — tel Forbini, préfet consulaire de Bracciano-, — l'avait sans doute excité encore ; les nouvelles des défaites françaises provoquèrent l'explosion. En opérant sa retraite, Macdonald avait laissé à Viterbe un poste de deux cents hommes qu'il rappela lors de sa campagne dans le Modénais. Le 15 juin, la petite troupe se mit en devoir de le joindre ; mais, en remontant vers le Nord, aux abords du massif épais de l'Amiata, entre Bolsène et Radicofani, elle se heurta à des bandes fanatiques assez nombreuses qui, lui livrant chaque jour de continuels combats, l'obligèrent à reculer jusqu'à Viterbe''. A son retour, les autorités de la ville étaient changées : celles qu'elle avait laissées au pouvoir, ne se sentant plus en sûreté après sa retraite, s'étaient enfuies à Rome: les consuls, furieux, les avaient cassés ainsi que le préfet consulaire.

Pendant quelque temps, la ville se contint, frémissante, quoiqu'elle apprit que de l'autre côté du lac de Bolsène, vers Montalto et Sauf Agostino, d'autres rassemblements d'insurgés se formaient encore et grossissaient chaque jour, tandis qu'une flotte turco-russe croisait dans la mer Tyrrhénienne. Le 10 juillet enfin, malgré les nouvelles que répandait Piamonti, les habitants se soulevèrent, arrachèrent la cocarde tricolore, abattirent les arbres de la liberté et organisèrent un gouvernement provisoire sous la présidence du cardinalarchevêque. Toute la campagne au nord de Rome était au pouvoir des rebelles''.

1. Adam, Bonizi, Brigali, etc. (Archivio, 182, 184, 185, 186, 189, 194, pa««;m,pratile).

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