‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 518 sur 579 · Songeon · texte numérisé non relu

Songeon

4. Le m juillet des officiers français se rendant à Cività Vecchia étaient massacrés en route. Garnier aux Consuls, 9 mcssif. {Archivio, 40). Moutte à

Tandis que se dessinait ainsi au nord comme au sud le blocus de Rome, le siège d'Ancône commençait lentement. Mais on va voir de quelle façon entendait le soutenir celui qui commandait la place.

Le peuple des Marches n'a pas plus de sympathie que celui de la Campagne pour le gouvernement consulaire : à Fossombrone, l'administration est impuissante à toucher une bajoque^ ; à Ancône, lorsque, pour la première fois, Monnier fait battre la générale, au lieu des 1.200 hommes sur lesquels il compte, il n'en réunit que 80~. Les administrations témoignent d'autant de mauvaise volonté : le questeur départemental du Musone, Ciccolini, poursuit de ses lettres le ministre des Finances, afin de lui faire accepter sa démission et s'indigne de rester questeur « par force 3»; la municipalité du canton urbain d'Ancône encaisse les produits de la vente des biens nationaux sans en jamais donner un sou au questeur urbain Pierrantoni ^ ; la Centrale du Métaure, présidée par Viviani, un ancien chanoine de Saint-Pierre \ ne comprend que des incapables ou des timides ; et si le vénérable cardinal Ranucci ne prêche pas le combat contre la République jacobine, son chapitre travaille activement contre elle. Comme l'administration centrale s'est transportée chez lui et lui a demandé d'adresser à ses diocésains une lettre pastorale contre les Turcs et les Russes, infidèles et schismatiques, c'est le chapitre qui lui répond négativement :

Orsini, 11 messif. {Archivio, 45-46\ Pierre Fontauet, 30, 33. Galimberti, 18, 19, 25 juin, 11 juillet. Sala, III, 90, 96. i

1. Centrale MeUiuro ni min. Fin., 21 fiorile, 6 prat. {Archivio, 238). Costantinij et Morpiirgo à Breislak, 15 pratile (Archivio, 245).

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