‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 528 sur 579 · Mangourit, I · texte numérisé non relu

Mangourit, I

napolitaine au chapeau ; il se fait suivre de deux ordonnances. Un jour, il demande un cheval d'officier tout équipé et un carrosse attelé; un autre jour, des Piagge, il envoie un exprès au palais municipal exigeant les uniformes, la montre et l'argent qu'on a laissés à Ascoli le jour de la venue des Français. A San Vito, il fait fusiller un pauvre frère; à San Antonio, il réclame trente rations ; il assaille le gouverneur Lenti, un poignard à la main, et lui présente un ordre de Sciabiolone, daté du grand camp de Fon- : tanella, près Pescara, 25 juin, et lui enjoignant de déférer à toutes les réquisitions que Benignetti lui adressera, sous peine « d'être à l'instant puni par une grande « invasion de troupes et d'être déclaré rebelle à notre « monarque ». Il est vrai que tous les patriotes ne sont pas aussi pleutres que les patriotes d'Ascoli : et c'est pour ceux-là surtout que Monnier songe à laisser de nouveau Ancône.

La petite ville d'Acquaviva. près du Tronto, est sommée de se rendre le 27 mai, par « don Donato Antonio « de Donatis, général en chef de l'armée en masse de « Sa Majesté, que Dieu garde ^ ! » Acquaviva dédaigne ses otïres et méprise ses menaces : soutenue par un ancien moine « prêtre et républicain ardent », orateur, poète, apôtre, — il se nomme Vincenzo Boccabiancha, — elle maintiendra dans ses murs, jusqu'au 6 juillet, l'arbre dela liberté. Ses défenseurs redoutent le retour de Donato, retenu au sud par la résistance de Pescara ; pourra-t-elle tenir encore lorsque les masses refluerontsur elle? Monnierse met donc en campagne pour dissiper les bandes et raffermir les Jacobins. Le 4 juillet, il quitte Ancône avec le 2" bataillon de la 16°^, un détachement de la 8% la 3" légion romaine, les Cisalpins, les dragons romains du capitaine Schiassetti et la grosse artillerie d'Alix : il marche tout le jour. Le 5, comme le soleil se

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