‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 53 sur 579 · ARMEMENTS DU PAPE · texte numérisé non relu

ARMEMENTS DU PAPE

vembre 1796). Le baron Ancajani conduit l'avantgarde en Roniagne ; des renforts s'acheminent sur Ancône, Pérouse et Givitù Veechia, tandis que le comte Pietro Paolo Gaddi est nommé lieutenant-général et que le lieutenant-maréchal baron CoUi devient général en chef ^ A ce moment de bonnes nouvelles arrivent de Vienne : sur les instances d'Albani, l'Empereur promet un matériel considérable- et des officiers d'état-major. Les troupes partent pleines d'espoir pour Faenza et Gastel-Bolognese, où l'armée se réunit. Le jour des Rois 1797, on bénit à Saint-Pierre, au milieu d'une pompe solennelle'^, les drapeaux qu'elle doit couvrir de lauriers.

Malheureusement on apprend que les Autrichiens, dont la victoire ne fait aucun doute, viennent d'être écrasés à Rivoli (14 janvier 1797), et Golli se plaint que son armée ne soit pas concentrée ; il demande immédiatement 20.000 fantassins et 10.000 chevaux au moment même oii, avec la permission de Bonaparte (3 pluviôse V), Gacault quitte enfin Rome. Le pape, très ému, institue une Congrégation militaire permanente (3 février 1797) ; il rassemble chez lui, le 5 février, tous les cardinaux présents à sa cour. Pignatelli, Braschi et York refusent la paix ; Antonelli, Garafia, Zelada veulent qu'on proclame la guerre sainte ; Gerdil et Mattei demandent qu'on attende en se fortifiant; Livizzani, Busca, Gaprara, Borgia, Antici, Garandini, Altieri, insistent pour qu'on tente de renouer les négociations''. Mais il est trop tard; Bonaparte a culbuté, à Faenza, les quelques troupes qui gardaient la ville et que Golli essaye vainement ensuite de rallier sous les murs de Spolète"*; il a profité du répit que lui donnaient les Autrichiens en fuite pour régler la question romaine

1. La venue de Golli à Rome fut le sujet d'une pantomime fameuse jouée à Milan, le 25 février 1797 par le citoyen Lefèvre. Cf. Paglizi — Brozzi : Theatro Qiaccoblno, p. 85.

2. Lettre interceptée de Busca à Albani, 7 janvier 1797 (Sciout, op. cit., 479).

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