‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 539 sur 579 · FOLIGNO ENLEVÉ PAR LES REBELLES · texte numérisé non relu

FOLIGNO ENLEVÉ PAR LES REBELLES

de nouveaux chefs tels que Medei, Tosti et Bernardo Latini, qui signe comme Capo massa délie truppe reali^ ils mettent sur les dents la colonne volante française'.

Leur offensive devient si hardie que Girard demande à grands cris du secours ; comme Garnier refuse formellement de lui envoyer un canon, ni un homme^, il lance dans tout le pays une proclamation qui appelle les patriotes aux armes-* ; il lève un corps de volontaires commandés par le chef de bataillon polonais Turski, qui s'intitule Commandante dei Difensori délia Patria. Grâce à eux, Girard recouvre la liberté de ses mouvements ; il nettoie la route de Muccia à Serravalle, il reprend aux brigands le grain destiné à l'approvisionnement de Rome et de Spolète, et à Nonin (?) leur inflige des pertes sérieuses^. Mais ce ne sont que des succès passagers : le 4 juin, Garnier écrit aux Consuls que, bien que renforcée de deux compagnies françaises, la colonne de Serravalle a dû battre en retraite, afin d'arrêter les bandes qui occupent Trévi, coupent Foligno de Spolète ; il ajoute que la situation lui paraît si grave que, malgré sa résolution première, il envoie de. nouveaux renforts et termine en demandant qu'on chausse ses soldats et qu'on lui paie un mois de solde -'. La situation est grave, en effet. De Trévi, les insurgés s'avancent sur l'Acera, surSpina; ils occupent Lanano, Gampello ; ils bloquent Foligno de tous les côtés, et la colonne de Girard, à qui la municipalité refuse de fournir des vivres*^, est obligée d'abandonner la place et de se faire jour à la baïonnette.

La route de Rome est donc occupée par l'ennemi : Spolète et Riéti sont coupés d'Assise et de Pérouse. Et voici que la Centrale du Trasimène, qui réside

1. Id., Ui. A Spolèle, on répare les murs, on met en état les vieux canons pris à Monteleone; Guidotti et Brugi gardent les postes avancés (Sansi, 02, 53, 56. Galiniberti, 23 mai).

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