‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 547 sur 579 · Galimberti, 21 juillet, 6, 24 août · texte numérisé non relu

Galimberti, 21 juillet, 6, 24 août

4. Collezione, V, 107. Galimberti, 26, 27 août. Battaglia, 58. Songeon, 35. Trois colonnes françaises opéraient au Nord, celle de Valorv, du côté de Bracciano; celle de Gommuneau, près Montalto, et d'Ortigoni, près de la Tolfa (Songeon, 30).

l'armée napolitaine 541

Vitiano tiennent vio;oLireusenient tête à l'insurrection: elles ont été approvisionnées par le chef de bataillon Pascale : elles sont encouragées par l'exemple d'un prêtre patriote, Camille Pieralica. Du côté môme des Monts Albains, oii pourtant les bandes sont le plus nombreuses et le plus puissantes, les Jacobins résistent encore : si Petrucci est impuissant à sauver Nemi et y trouve la mort, Pietro Francia, dans Velletri, tient en échec les bandes de Fra Diavo'o et de Morone; et îes renforts expédiés à Palestrinaet à Albano ralîermissent l'énergie de leurs défenseurs (28-30 juillet) ^

Mais voici qu'à partir du mois d'août la victoire abandonne les patriotes. Au nord, Valterre ne peut enlever Viterbe, oii l'arrôte l'énergie du curé Battaglia ; tous ses efforts se brisent devant les tranchées qui protègent la porte Fiorentina et la porte de Gradi'-. Dans la vallée du Teverone, les affaires se gâtent aussi : l'héroïque Pieralica est tué le 2 août à la Casa Giustini ; et, si ses troupes tiennent encore sur la hauteur des Capucins, qui domine Tivoli au sud, elles doivent évacuer le Monte Catil'o : le 14, elles seront môme entièrement rejetées dans la place.

Au sud, plus encore qu'à l'est, les patriotes ont le dessous : l'approche d'une division napolitaine partie de Naples le 18 juillet exalte le courage des rebelles. Les ofticiers du commissaire général lieutenant-colonel don J.-B.Rodio, qui la commande, ont réuni le 30 juillet des approvisionnements à Veroli, Frosinone, Anagni; Rodio s'occupe lui-môme de restaurer le gouvernement papal et d'introduire quelque ordre parmi les iusurgés-^ Au début du mois d'août, il pousse sa droite sur Palestrina, son centre sur Valmontone

I. Pellisseri Luinbroso, 7, 8. (ialimberti, 26 juillet (Songeon, 36). ,'. Battaglia, 6','. 63. Fontanet, 37. 39.

'.. Meinorin slorichc siilla p ri- midi lloma (Roma Puccinelli, 1816). Rodio, n<' à tlaiizaro, avait vingt-fieiijf ans ; sa commission ('tait (iati'c du 2(1 juillet. Sur - démêlés avec les chefs des masses, cf. p. ^■M^, 48, 65, et sa in-oclamation du

:; lortt : « Sono anche inesorabilc con coloro che tentano disonorarniicon azzioni

iiidegnee li castigo severamenle. » Cf. aussi 221-233.

et sa gauche à Montefortino ' ; il marche sur Frascati, qu'il occupe le 9 août, après avoir écrasé à Molinara une petite troupe française qui occupe Marino et qui se replie en toute hâte sur Rome'-. Ce jour même, au soir, Garnier réunit 700 hommes sur la place de Venise; il part au milieu de la nuit, marche sans s'arrêter et attaque l'ennemi, le 10 août, au matin, à la villa Pallaviccini'^, près Frascati. Mais il est repoussé après quatre heures de combat et ses troupes ramenées, ta bours battants, jusqu'à Rome; et, le lendemain, il 1 voit si démoralisées qu'il replie sur le mur d'Aurélien les deux postes établis, la veille, à Raldinottti et Via Appia ; il fait évacuer sur Gività Vecchia ses bagages et ses blessés. Et c'est, à ce moment, que le général Belair'* qui commande cette place, lui annonce l'appa rition d'une escadre ennemie"'.

Dès lors, l'anarchie règne à Rome, les Franco-Jac bins sont de jour en jour refoulés dans la place''. Un seconde tentative de Garnier pour déloger les Napoli tains de Frascati aboutit à un second échec, le 19 août". S'il est plus heureux le surlendemain, s'il chasse de Tusculum les Calabrais de Panedigrano et les fusiliers de Falsetti et rejette ainsi en arrière h division de Rodio^, tournée par sa droite, si, au mêm| moment, Valterre reprend Bassano aux Yiterbiens

2. Après avoir perdu le chef de bataillon Merlini (Songeon, 39, 40. 3IenA Stor., 102, 105, 238).

3. Elle se trouve entre la villa Conti et le sépulcre de Lucullus. La 3° colonne française fut surprise par les Napolitains embusqués dans un coude de la route à la villa Conti {Mem. Stor.. 108, 102. Songeon, 40). Galimberti, 10 août. CoUezioiie, V, 148, 151.

4. Belair, secondé par Communeau. avait dirigé sur Montalto plusieurs expéditions afin de se ravitailler (Baron à Périiler, 29 nie.ssif., 2 termif. Arcltivio. 45).

5. Galimberti, 12 août. L'escadre anglaise comprenait 2 vaisseaux de ligne, ic Culloden elle Minotawe, 1 frégate, 1 corvette et 2 bricks (Songeon, 52).

6. Garnier essaye dès lors de négocier. ïeulier se rend au camp napolitain, le 13 août, il offre l'évacuation de Naples, mais exige qu'on cesse d'altaquer Rome. La négociation est rompue {Mem. Stor., 125, 132). Pendant ce temps, Garnier rappelle à lui les deux tiers de la colonne qui opère au nord (Songeon, 42).

7. Galimberti,] 19 août. Mem. Stor.. 134. Ce fut Rocca Romana qui soutint l'attaque.

Page 1