L ANARCHIE A ROME
tandis que Belair met en fuite les insurgés de la Tolfa et menace Bracciano; ces victoires trop tardives rendent bien quelque tenue à ses troupes, mais elles ne donnent aucune illusion aux Romains ni sur sa valeur militaire, ni sur Tissue de la lutte. D'autant que les défaites reprennent bientôt leur cours: Belair est chassé de Cornetto et d'Oriolo, Valterre de Monterosi et de Bracciano, tandis que Fra Diavolo, avec ses bandes, réoccupe les monts Albains dans la première semaine de septembre et de son quartier général de Gastel-Gan-. dolfo rayonne dans la campagne romaine ; et l'on annonce la venue d'une armée napolitaine commandée par le maréchal de Bourcard. Au nord de Rome, les Arétins de Schneider et de Lutzow, qui communiquent avec Rodio, grâce à un intrépide paysan, Ludovico di Luca, sont aussi heureux que Fra Diavolo lui-môme. Le 12 septembre, ils battent à Monte Rotondo la colonne de Teulier, et, le 21 septembre, ils occupent Fiumicino. Et à ce moment les coureurs Napolitains deviennent si entreprenants que Garnier mure la porte Saint- Sébastien et que la porte Saint-Jean est journellement attaquée ^
Les proclamations du roi de Naples, on ne sait comment, couvrent les murs de Rome-, troublent les esprits et développent l'agitation. Le 15 août, on parle couramment d'un gouvernement provisoire composé de Doria, de Golonna et de Barberini, pour traiter de la reddition de la ville aux généraux de F'erdinand IV. Et la fureur des Jacobins, qui comprennent que la chute de leur pouvoir n'est plus qu'une question de jours, n'est pas pour ramener le calme, ni inspirer confiance; les mesures policières qu'ils prennent contribuent à l'elîet contraire. Le 7 août, le Comité annonce qu'il va rechercher les
1. Galimberti, 3, 4,6, 9, 11, 12, 13, '-'0, 21 septembre. Collezio7)e,V,m. Mon. Stur., 145, 150, 184-185.