‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 558 sur 579 · Gérard. Rapport militaire, 18. Le Couturier · texte numérisé non relu

Gérard. Rapport militaire, 18. Le Couturier

CAPITULATION d'aNCÔNE 555

cents grenadiers ennemis la couvrent de leurs corps'. C'est le dernier effort de la division d'Ancône ; c'est aussi son dernier triomphe. Une suspension d'armes de quatre heures a été conclue, ce jour-là môme, pour «nterrerles morts. Le lendemain, le feu ennemi reprend avec une intensité extraordinaire ; l'une des courtines du grand bastion de la citadelle s'écroule en deux ■endroits, et comme la canonnade française se ralentit peu à peu, faute de munitions, voici que le généralmajor de Skall vient lui-même, au nom du lieutenantgénéral de Freulisch, apporter au général Monnier une dernière sommation; on l'avertit que, s'il la rejette, il ne pourra plus se rendre qu'à discrétion. Le conseil de guerre s'assemble : il constate que les approvisionnements seront absolument épuisés avant dix jours, — que la Citadelle et les Capucins ne peuvent plus tenir, ce qui rend nécessaire l'évacuation de Gardetto ; — qu'il n'existe plus que quinze milliers de poudre, ce qui est à peine suffisant pour une journée d'attaque un peu chaude; — que les dix-huit mille habitants de la ville, depuis quinze jours, ne mangent plus que ce que leur envoient les forts ; — que, « par sa vigoureuse défense, « la division a imprimé à l'ennemi la plus haute estime « pour ceux qui la composent et lui a imposé l'obligation « de la traiter honorablement...». Lucotte, Mangourit, Girard et le Couturier négocient avec les généraux de Skall et Knesevitch et le commandant de l'artillerie autrichienne la capitulation de Varano, le 13 novembre 1799 : les Français ont exigé que les Turco-Russes en fussent exclus pour avoir violé la convention de Fano. Les troupes de la garnison d'Ancône et forts en dépendant évacuent la place avec tous les honneurs de la guerre, tambours battants, enseignes déployées, mèche allumée; elle doit se rendre en France par la voie de terre la plus commode et promet de ne plus combattre jusqu'à parfait échange ; comme les commissaires insistent pour

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