LAHOZ
(Raggi), héritière de la Ligue Noire [de 1796); tel n'estil pas le but que poursuit son inspirateur caché, dont on a vu déjà les luttes et la mort, mais sur lequel il convient de revenir ici, je veux dire Lahoz^
Ancien officier au service de l'Autriche, Lahoz a déserté et prisdu service dans l'armée française, lorsqu'il a cru voir en elle la libératrice de sa patrie; tant que cette illusion persiste dans son àme, tant qu'on le charge d'intriguer en Vénétie ou en Piémont, il reste fidèle à ses nouveaux compagnons d'armes ; il devient aide de camp de Bonaparte, il déclame au grand conseil de Milan sur la mort de Duphot-; il est nommé ambassadeur de la Cisalpine près la République Française et Leclerc écrit pour le présenter à Talleyrand, le 19 juillet 1798'^: « Je le crois bien persuadé que l'intérêt de son pays est « qu'il soit uni à la France. » Mais, lorsque les pillages redoublent, lorsque le joug directorial s'appesantit, Lahoz se révolte : et il se décide àleverlesarmes contre les nouveaux oppresseurs de l'Italie. Il noue de secrètes intelligences parmi les énergiques populations de la Romagne. Le département du Rubicon s'insurge; envoyé pour combattre les rebelles, il se met à leur tète et mène contre Monnier, dans les Marches adriatiques, l'active campagne que l'on a lue.
Ses efforts ne se bornent pas là : par l'intermédiaire de la H* légion cisalpine, qui fait partie des troupes de Garnier, il travaille, à Rome môme, à abattre la domination française : espérant, sans doute, faire de l'état romain le noyau de la République italienne, le réunir immédiatement au royaume de Naples insurgé et, jouant le rôle d'arbitre entre Autrichiens et Français, s'établir peu à peu en Cisalpine. Le complot de Cini'* et de Lasagni (août 1799) est peut-être formé par ses
pionnet de proclamer l'indépendance de l'Italie et de réunir une convention ititlienne.