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LE COMPLOT DE BONGIOVAANI

partisans; co qui tendrait à le faire croire, ce que, du moins, on peut affirmer, c'est que, à ce moment, un capitaine de la légion, Bongiovanni, se met d'accord et jB travaille avec lui. Dans la seconde quinzaine du mois de juin, on saisit une lettre qu'il adresse à Lahoz, à l'encre blanche : « J'ai appris avec beaucoup de plaisir^i « dit-il, que vous êtes à Montefortino, chef d'un parti <( voulant la République italienne. Je partage vos sen- « timents à ce sujet et, comme vous, je désire massa-' « crer le restant de l'infâme nation française que, depuis « trop longtemps, nous souffrons parmi nous. Je suis « chargé de la part de plusieurs patriotes napolitains et « vénitiens, qui sont ici, devons dire que vous pouvez « compter sur eux, comme sur moi, ainsi que sur « 200 hommes de la légion à laquelle j'appartiens. <( Faites-moi part de vos vœux à ce sujet, j'attends vos « ordres*.» Il y a donc, à Rome, en 1799, un groupe, unitaire; mais n'est-il pas remarquable que ce groupe jB au dire de Bongiovanni, comptait seulement des Napolitains, des Vénitiens et des Cisalpins: lui-même est né à Mondovi. Pas un Romain dans ce complot de vrais patriotes : les Jaccouci, les Piranesi, les Angelucci, les Mutarelli ne pensent pas à se rallier à eux. Il est probable que c'est le groupe visé par la dépêche directoriale du 8 ventôse VII (26 février 1799); et qu'il est surtout composé d'Italiens du nord et, sans doute, dirigé par ^ eux. N'est-ce pas les Cisalpins qui ont effectivement|B travaillé à chasser le Pape de ses Etats ; n'est-ce pas eux qui ont « travaillé » la Toscane et la Ligurie; depuis le début de l'invasion française, ne voit-on pas que le grand centre unitaire est Milan 2? Si, en Romanie, l'idée nationale est aussi yague qu'ailleurs dans la^ conscience du peuple, elle est plus imprécise que par tout dans la conscience de l'élite.

1. Songeon, p. 22. Condamné à mort par le conseil de guerre, il fit appel; après lin long sursis, le jugement fut exécuté le 10 septembre 1799. Cf. Galimberti. 10 septembre 1799. Sala, 111, 88, 17 juin.

2. Cf. suprà. Impartie, chap. i. Cf. aussi Salamon à Doria, 26 juin 1797:)

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