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de leurs partenaires le mirage des sécularisations allemandes : mais il reste intraitable sur la question des ' Légations. Avant d'avoir reçu les instructions nouvelles que lui adresse le Luxembourg, Treilhard pense et laisse croire (18 janvier) à Cobenzl que la République se départira de son intransigeance première et abandonnera à l'Empereur Bologne, Ferrare et Ravenne; mais il reçoit le courrier de Paris, et il apprend au négociateur autrichien que ', « selon toute apparence, la République n'entrera pas » dans ces idées ; quoique, à ce moment môme, de graves dissentiments s'élèvent entre Milan et Paris-. — Très prudent, du reste, le Directoire ne s'en remet pas à la seule diplomatie du soin de retenir ses rivaux; il travaille aussi à appuyer ses efforts par des mesures militaires énergiques et rapidement menées.
Le jour même où il confie à Brune la mission que l'on sait, 11 janvier 1798, il expédie au général Berthier de longues et minutieuses instructions. « Le Directoire exécutif, citoyen général, n'a vu qu'avec la plus vive indignation la conduite que vient de tenir la cour de Rome envers l'ambassadeur de la République française. Les meurtriers du brave général Duphot ne resteront pas impunis! L'intention du Directoire exécutif est que vous marchiez sur-lechamp sur Rome dans le plus grand secret... Vous disposerez (vos) troupes en quatre divisions : la première... à Anconc; la deuxième... occupera Ferrare et Porto-Legnano ; la troisième... occupera la ligne de Porto-Legnano à Peschiera; la quatrième... gardera la vallée de Sabia. Vous distribuerez toutes les forces italiennes de manière qu'elles puissent accou- : rir promptement et renforcer vos... divisions. Vous : tiendrez à Rimini les deux légions polonaises avec ; trois mille Italiens. Par ces dispositions, la Répu-