Sybel, V. Ap. 1 — 48 (Citft par Franclietti, p
2, Franchetti, 305,
« Uuffo), — en accord avec la République française « pour prévenir et conserver l'équilibre de l'Italie^. » Et sans en avoir l'air, Gallo entamait les négociations, il envoyait à Milan le chevalier Micheroux, afin de protester, auprès du Directoire, contre les agressions cisalpines.
Les craintes du Directoire sont donc fondées ; ses précautions seront légitimes : il veut se prémunir contre tout péril par une double action diplomatique et militaire. A Naples, il décide d'envoyer le général Brune - pour faire connaître au roi « l'injustice, l'in- «■ conséquence et le danger pour lui... d'occuper la « ville de Rome -^ et de s'opposer au juste ressentiment « de la République contre Rome. C'est protéger le « crime que de vouloir s'opposer à la punition des « coupables. Ce serait plus encore: le Directoire serait « fondé à penser que, puisque le roi de Naples déve- « loppe des projets ambitieux sur Rome, il a concerté, « pour arriver à ce but, d'en faire chasser l'ambas- « sadcur français. (Le Directoire) fera la guerre à Naples « s'il ne suffit pas de la faire à Rome... Une flotte est (( prête à partir de Toulon et une autre de Corfou. (Le « Directoire éprouve du reste) le désir... de faire, soit « dans le Levant, soit en Italie, quelque chose d'utile « au roi. » Pour contenir Naples, pour réprimer, au besoin, son avidité, le cabinet de Papis use donc tour à tour de la séduction et de la menace ; ce sont les mômes procédés qu'il emploie pour refréner les appétits de l'Autriche. Il songe à envoyer à Vienne un autre général autoritaire on qualité d'ambassadeur : en attendant qu'il ait fait son choix, — qui tombera sur Bernadotte, — il donne l'ordre à ses ministres au Congrès de Rastadt, Bonnier et ïreilliard's de faire briller aux regards
1. 17 jîinvier 1708 (Gros Bois, 1798, A. 11 his). — Cf. sa lettre au Directoire du 29 pluviôse (Dépôt, 17 février).