‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 96 sur 579 · PRÉPARATIFS DE BERTHIER · texte numérisé non relu

PRÉPARATIFS DE BERTHIER

de renverser ce gouvernement tyrannique et perfide. Presque en même temps lui sont parvenues une lettre du chevalier d'Azara^, lui offrant ses bons offices, et une autre du marquis de Gallo, qui l'accable « de pro- « testations, d'offres et de serments », pour le plus instamment prier d'arrêter la scandaleuse invasion des Cisalpins- et lui très vivement recommander le chevalier Micheroux. Berthier, naturellement, s'est abstenu de répondre : il comprend que les circonstances sont délicates et qu'il importe de ne limiter par aucune initiative inopportune la liberté d'action du cabinet de Paris. Seulement, pour être en mesure d'agir au premier signal, il dispose à Rimini, Savignano et San- Arcangelo les trois bataillons de la première légion polonaise 3.

Aussitôt qu'il a reçu la dépêche de Bonaparte, sans doute vers le 20 janvier^, il court à Ancône, où Dessoles l'attend avec impatience^; il organise ses troupes comme le lui enjoint le Directoire, les achemine sur Foligno en deux colonnes, l'une passant par Fossombrone, Gagli etNocera, l'autre parMacerata,Tolentino etSerravalle ^> ; il règle leur marche par un ordre détaillé daté du 10 pluviôse (29 janvier)', et il en annonce la venue par une proclamation solennelle, datée d'Ancône, même jour. « Je déclare, dit-il, que ma marche n'a d'autre « motif que la punition des assassins du valeureux « Duphot et de ceux qui ont oublié le respect dû à (( l'ambassadeur de la République française. Le peuple « romain, étranger à de pareilles atrocités et à de « pareilles perfidies, trouvera dans l'armée française « protection et amitié » ; avec le même sérieux, il joue la môme comédie en parlant à ses soldats et leur tient

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