Mem. Stor
lo même langage : « Marchez, braves soldats, à seule ;< fin de venger un si horrible attentat en punissant le « gouvernement de Rome et ses vils assassins. La ven- « geance est juste ; mais elle doit être sans tache : le « peuple romain est innocent. 11 n'a pas pris part à de (( si graves erreurs, il trouvera dans l'armée protection '( amitié, et il admirera en même temps le courage et « la sagesse du soldat citoyen ^ »
Ses proclamations lancées, il assure sa marche en avant. Il charge Dessoles de veiller à Ancône sur la sécurité de ses derrières- et de se renseigner soigneusement sur ce qui se passe dans les Fouilles ; en même temps, il confie à Vial la mission d'organiser la province de Fermo et de s'y établir 3, tandis que, afin de pourvoir à la sûreté de ses communications, il fait élire des municipalités jacobines à Gamerino, San Severnio, Calderola, Colmerano, Sarnano, Sangrunesio, et Amandola, et qu'il organise une administration centrale qui prête à Belliard serment de fidélité^. Et peu à peu ses colonnes s'avancent par les routes qu'il leur a choisies; le 5 février, elles arrivent à Foligno, où il les concentre et les inspecte: elles comprennent trois régiments de cavalerie, le 7" hussards, le 19* chasseurs, le 20" dragons ; quatre demi-brigades de ligne, la 11% la 39% la 21% la 61" ; et quatre demi-brigades légères, la 3% la 11% la 12" et la 15% elles sont réparties en trois divisions; l'une, dite d'avant-garde, est conduite par Cervoni (4.296 hommes) ; une autre, dite du centre, est commandée par Dallemagne (5.940 hommes) ; la troisième, dite de réserve, est placée sous les ordres de Rey (4. 460 hommes); l'effectif total de « l'armée de Rome » est de 16.872 hommes^.