IRRIGATIONS : NIL ET CANAUX
» ses prises d'eau » *, ou encore qu'on Fidentifiait au dieu Nil et à la déesse Fécondité, en le nommant « Hàpi de TÉgypte, » Rannouït de tout homme » -.
Tout gouvernement égyptien a toujours apporté les soins les plus attentifs à cette question du Nil et de l'irrigation du pays^; aujourd'hui môme elle préoccupe encore les héritiers des pharaons'. On faisait remonter à Menés lui-même, au dire d'Hérodote, toute une série de grands travaux, de dérivations du fleuve et de constructions de digues pour assainir les plaines marécageuses du Delta et enclore un terrain solide où il fonda Memphis^. Que Mènes ait existé ou non, on ne se trompait point : les plus anciens rois se sont occupés de l'irrigation. Un texte de la pyramide de Pépi V' dit que, dans les Champs Aalou, Pépi guide « l'arrosement de la terre » '^ qui rend florissant le domaine d'Osiris. Depuis longtemps on avait l'habitude de voir le roi s'y adonner dans le domaine des vivants. Tous les grands souverains s'occupaient d'élever des digues, de construire des canaux, de réfréner les intérêts privés par l'exécution de bons règlements, d'étendre avec la surface inondée la culture et la prospérité. Amonemhâït P"" prend grand soin de la répartition des eaux ' . Sénouserit P'^ renouvela l'exemple de Mènes : il construisit des digues ^ et lui-même présidait à la « répartition des eaux selon ce » qui était dans les livres » ^, Les canalisations qu'il entreprit laissèrent leur trace dans la légende de Sésostris '^ ; tous ses succes-
1 Sénouserit III, dans VOde de Kahoun (Pap. Pétrie I : Maspero, B. Eg., VIII, 407).
2 Ptolémée II à Phike (L. D., IV, 7 b, 1. 10; Sethe, Urkunden, II, 109; Dûmichen, H. In., II, SI; Chabas, Etudes, p. 146).
3 Voir la circulaire d'Évergète II : Pap. 63 du Louvre. — Cf. Lumbroso, Economie politique au temps des Lagides.
■i Essai de barrage de Méhémet-Aly près du Caire en 18 i7, projets de barrage à Silsiléh, barrages d'Assouan et d'Esnéh.
s Objet des soins des Perses, au temps d'Hérodote, cette digue existe toujours sous le nom de digue de Kochéich (Hérodote II, 4 et 99; Maspero,^. Or., p. 223).
* « Ce Pépi commande de son bàlon d'honneur, ce Pépi guide les révolutions du
» soleil, l'arrosement de la terre (kobh ta), la rosée de Gab (Sib) il pénétre le paît et
» emplit le paît de cette eau qui l'ait Oeurir le pays d'Ialou (Aalou) et qui arrose le pays » des Offrandes. » (Pépi I", 415-417 : R. Tr.. VII, 164; cf. ibid., 76, 80, 81 : R. Tr., V, 169; cf. infra, p. 263).
7 Inscr. de Khnoumhotpou à Béni-Hassan.
^ Cf. stèle de Merri : Louvre G 3 (Pierret, Rec., II, 104).
9 Béni-Hassan (R. Tr., I, 162).
** Hérodote, H, 108; Diodore, 57.
seurs lïmitèrent. Parmi eux, Amonemhâït III se distingua particulièrement.
Est-ce à lui qu'il faut faire honneur de Finvention du nilomôtre? Entre toutes les curiosités de l'Egypte, c'était une de celles que visitaient, admiraient et citaient le plus les anciens. Slrabon atteste l'existence de deux nilomètres à Memphis et à Eléphantine ; Diodore * affirme que les observations faites au niloscope de Memphis étaient consignées depuis fort longtemps ; Hérodote semble les faire remonter au roi Mœris-. Le premier n'existe plus', le second ne porte point de cotes antérieures à notre ère. Ce qui demeure confié au granit des rochers de Semnéh, ce sont des tableaux où se lisent les hauteurs du Nil relevées et enregistrées par l'ordre d' Amonemhâït et de Sobekhotpou \ Ces indications, consultées et comparées d'une année à l'autre, permettaient de renforcer les digues en toute hâte en cas d'excès de crue, et en cas de déficit d'approfondir les canaux et d'économiser l'eau.
Mais c'étaient là, sans doute, des usages déjà anciens ; car Amonemhâït conçut un. projet bien autrement considérable, et l'exécuta. Au moyen de deux digues longues et larges, il constitua, à l'ouest du Nil, dans la vallée du Fayoum, un immense réservoir communiquant avec le Nil par des canaux et des écluses. Grâce à ce lac artificiel, on pouvait régulariser l'inondation pour la Moyenne et la Basse-Egypte et la prolonger pendant la saison sèche, de manière à faire succéder plusieurs moissons dans la môme année et doubler ainsi les ressources du pays. Amonemhâït fut donc un bienfaiteur de son peuple. Ce n'est pas sans raison que Napoléon P', qui s'y connaissait en administration, admirait et louait le système pharaonique d'irrigation. Cependant le nom du chef-d'œuvre s'immortalisa aux dépens de celui du fondateur, s'il ne faut pas imputer à Hérodote seul finvention du chimé-
< DionoRE, I, 36.
» Hkrodote, 11,13.
3 Celui de Raoudah fut bâti l'an 96 de l'Hégyre pour remplacer celui d'Hôlouàn {Description de l'Egypte, XX, p. 2H).
* L. D., II, 151 B et u; E. de Rougé, Inscr. à Semnéh.
NILOMÈTRES, LAC MŒRIS, CATARACTES 263
riqiie Mœris ' et la bévue de donner le nom de lac, miri, au souverain constructeur.
Nécessaires à l'agriculture et à la production des denrées, le Nil et les canaux le sont encore aux transports et à la circulation de la vie dans le pays. Le Nil établit dans toute la longueur de l'Egypte une grande voie naturelle de communication; les canaux doublent le bienfait pour la navigation. On voit par certains textes des pyramides qu'il entrait dans le programme des fonctions royales, même dans l'autre monde, et par conséquent d'abord en celui-ci, de « mettre en état les voies et les canaux » -. En effet, Tancien empire entreprit même des travaux plus difficiles que les canaux à travers la plaine : c'était besogne commune et dont on ne parle guère; mais il s'occupa de canaliser la première cataracte afin d'ouvrir pour la batellerie, le commerce et le service des carrières une voie de pénétration en Nubie. Pépi P*" avait envoyé Ouni « pour creuser cinq canaux dans le sud », construire une flotte et rapporter des matériaux pour sa pyramide^; vraisemblablement, il pratiqua cinq chenaux dans un seul bras. Tant d'importance s'attachait à ce travail que, pour l'inspecter lui-même, Pépi « vint, se leva sur le pays et vit ce qu'il y a dans le pays » '. Sénouserit III, en Tan 8, fit une campagne en Ethiopie'; à cette
occasion, « l'an 8 il ordonna de remettre à neuf le canal »,
long de 150 coudées''. Enfin Thotmès III, « l'an 50,.... ordonna » de creuser le canal qu'il avait trouvé obstrué de rocs qui em- » péchaient les bateaux d'y passer....: les pêcheurs d'Éléphan- » fine creuseront ce canal chaque année » '.
En outre les rois se préoccupent d'ouvrir des routes commodes
^ Diodore donne une variante de Mœris dans Marrhus, un des souverains auxquels on attribuait le labyrinthe (1,97).
2 « Assis sur ton trône de fer, portant ta matière au ciel pour toi, tu as mis en état les » voies et les canaux (?).... le maître des chargements (offrandes) te rassasie comme le » chacal emplissant les canaux (?), comme Anubis qui est dans la terre de purification... » T'asseyant sur ton trône^, soulevant ton couteau, c'est le Pskhent, maître des canaux » qui te prodigue tes provisions. » (Pépi I", 76^ 80, 81 : R. Tr., V, 169. Cf. supra, p. 261).
3 Incr. d'Ouni, 1. 45-48.
* Pétrie, A season in Egypt, 1887, pi. xiii, n» 338.
5 Stèle d'Éléphantine au British Muséum (Bibch, ^. Z., 1875, p. 50-51).
fi Graffito deSéhel (Wilbour, R. Tr., XIII, 202).
7 Ibid. (p. 202-203).
264 PHARAON BIENFAITKUR ET VIVIFIGATEUR
et sûres, en particulier vers les points où n'atteignent pas les voies d'eau, mines et carrières dans la montagne ou ports sur la mer Rouge. Certains s'en font gloire comme des plus belles œuvres de leur règne. Sur la route de Syrie, où va et vient un service régulier de courriers ', la xvni" dynastie a posté des garnisons, Séti I''^ Ramsès II, Ménéptah, Ramsès III ont créé ou réparé des citernes-. Le val de Rohanou relie la vallée du Nil à la mer Rouge au point de leur moindre écartement^; en sus il fournit d'excellentes carrières de granit et de grès-brêche : dès l'ancien empire, Ounas, Assi, Imhotpou, Ati et Pépi I" y font prendre des pierres pour leurs pyramides ^ ; sous le roi Montouhotpou III Nibtaouirî, de la xi*' dynastie, une expédition aux carrières se vante d'y avoir établi des citernes et même un canal ^; à son tour, après l'âge des grandes constructions thébaines, Ramsès IV, de la XX® dynastie, envoya 2,968 hommes fonder une station nouvelle dans la montagne du Château-fort (Boukhni)^ Plus au sud, une autre route relie aussi le Nil et la mer, et traversait des régions aurifères^: Séti P' la jalonna de citernes, de khans et de cha-
1 Pap. Anastasi III, 6-5 v (Chabas, X/X" d., 95-97).
2 /bid. etPap. Harris, p. 77, 1. 6-9 (Chabas, X/X^ d., 56-59, 96, 106).
3 Entre Qoubti (Coptos, Oouft) et Touâou (Qocéir). Cf. Maspero, Monum. de Hammamdt : Rev. Or. et Améric, 1877, I, 327-341 = B. Er/., VIII, 1-14; Goliînischeff, Résultats épif/raphiques d'une excursion à rOuady-Hammamdt, 1887; Une excursion à Bérénice, R. Tr., XIII, 75-96, 1890.
* Inscr. d'Hammamât (L. D., 115, a-m; Sethe, Urkunden, \, 93, 148-150; Maspeuo, B. Eg., YIII, 2-6; R. Tr., XVII, 56-64).
s 10 Inscr. du ministre Amonemhàït : « J'ai changé cette région montueuse en » canal, et les vallées supérieures en voie d'eau. » (L. D., II, 149 e; Maspero, Mon. de Hammamàt, Rev. Or., 1877 = B. Eg., VIII, 11); — 2" Inscr. officielle : « La volonté » de Khem a permis aux mortels de changer cette terre de montagne en un lac, que » l'eau montât sur cette terre ignoble de la pierre rouge, que chaque citerne dans la » vallée, ayant 10 coudées sur 10 coudées en tout sens, fût remplie d'eau pour les ter- » rains ensemencés qui se trouvent autour d'elle, et que la purification ainsi opérée » dans la vallée, fût un grand (bienfait) pour les animaux du désert, un (bienfait) inconnu » pour les (autres) lieux des pays de montagne. » (L. D-, II, 149 f; Lauth, Cambysestext; Maspero, ibid., p. 12); — 3" Inscr. du général Sônkh, chef des ouvriers des canaux : « J'en ai changé (de ce pays) les vallées en canaux, les hauteurs en lacs d'eau. » (L. D., II, 149 g; Maspero, ibid., 13). — L'an VIII de Sônkhkerî, l'ami unique Ilannou, qui explora le Pouanît, fora de nouvelles citernes et de nouveaux puits dans la même région (L. D., \\, 150 a, elc; Maspero, H. Or., W, 494-495).
6 Inscr. d'Hammamât : « II a ouvert un chemin inconnu vers la Terre-Divine. Aupa- » ravant il existait une roule; mais l'accès pour les gens, au gré de leur cœur, en était » impraticable. Alors S. M. dirigea un chemin au gré de son désir. » (L. D., 111,219 e; PiERRET, R. Arch., 1869, p. 216-217.
' Par le Ouady-Miah entre Radésiéh et Bérénice (Cf. L. D., III, 139-141 ; Chabas, /user, de Séti I" , 1856 (jS. Eg., IX, p. 21-68) et Inscr. des mines d'or, 1862, p. 5-6; Lauth,
ROUTES NOUVELLES, CITERNES, RHANS 26o
pelles \ De même, en Nubie, de Koubân part une route qui mène aux mines d'or de TEtbaye, autrefois TAkaïta : Séti y avait vainement creusé un puits de 120 coudées ; mais, recevant les doléances des convoyeurs qui « meurent de soif avec leurs ânes », Ranisès IL « le souverain au nom duquel For sort de la mon- » tagne, à qui Teaudes Enfers obéit et qui tire Teau des rochers », qui n'a qu'à dire à Teau : * Viens sur la montagne » et au Nil : « Monte leau jusqu ici » pour voir jaillir les eaux célestes, Ranisès II réussit'. A plusieurs reprises les Pharaons se préoccupèrent d'ouvrir au commerce, entre la mer Rouge et la Méditerranée, une autre voie que celle des caravanes à travers le désert oriental. Les Grecs ne crurent pas à Texécution du canal par les Égyptiens : selon Aristote^ Sésostris en conçut l'idée, mais y renonça parce qu'on lui remontra que, le niveau de la mer Rouge étant supérieur à celui de la vallée d'Egypte, il faudrait craindre
.Elieste Landkarte (Sitz. Akad. Miïnch, 1870, II, 337-372: 1871, I, 100-238; II, 204-210); BiBCH, /«sr. of Badesieh and Kiibàn (Roc. Past., 1 ' s., VIII, 69-73): Briosch, Gesch., 475-477; Schiaparelli, Caiena, 181)0, 82-85; Golémscheff, Excursion à Bérénice, 1890 {R. rr., XIII, 73-96, S pi.; Maspero, H. Or., II, 374-373). lime semble impossible de confondre, comme Birch et Ghabas {B. Eg., IX, 61), les citernes et les mines de Radésiéh, avec celles de Kouban et de l'Etbaye.
1 Stèle de l'an IX à Radésiéh : « Les générations futures viendront se louer de moi à
» cau.'^e de ma générosité Il commanda des ouvriers pour établir une citerne sur les
» rochers, afin que se ranimât le fatigué et que se rafraîchit celui que brûlait l'ardeur
» du soleil L'eau m'est venue des rochers par la protection des dieux; le chemin qui
» en manquait sera excellent pendant mon règne. Ce sera un bienfait pour les pàtu- » rages du berger. Le roi rafraîchit l'étendue de la terre toutes les fois qu'il étend les » bras. » (L. D., III, 140 b ; Chabas, B. Eg., IX, 42-44. Cf. Erm.\x, Mg., 617). « .... Il nous » a ouvert pour le passage le chemin qui était fermé pour nous : mamteuant nous le » traversons et nous restons bien portants, nous l'atteignons et nous restons vivants. Le » chemin abominable tel que nous l'avions en notre mémoire, est devenu un bon che- » min. Il a fait que l'exploitation de l'or soit comme le regard de l'épervier (c.-à-d. ra-
» pide). Les générations à venir se confieront en lui pour des siècles Il a tiré des
» rochers l'eau qui manquait aux hommes. Tout passant parcourt (maintenant) le désert
» par la grâce du roi » (Ouady-Miàh, près Radésiéh : L. D., III, 140 u; Golémscheff,
R. Tr., XIII, 77 et pi. i. Cf. Chabas, Insc. de Séti, B. Eg., IX, 31-52 : Maspero, H. 0., Il, 374). — Les citernes s'obstruèrent ou se lézardèrent; les Grecs attribuaient tout le travail à Philadelphe : « Il employa le premier une armée à ouvrir cette route qui était » sans eau et il y construisit des stations pour les voyageurs à pieds et pour ceux
» qui se servent de chameaux Jadis les voyageurs emportaient l'eau qui leur
» était nécessaire; à présent l'eau a été recueillie dans des fosses profondes, et les w pluies, malgré leur rareté, alimentent des citernes. » (Strabon, Géogr., XVII ; Chabas, B. Eg., IX, 27).
2 Stèle de Kouban : Prisse, Mon., pi. \xi ; Birch, Arch., XXXIV, 337-399 et Rec. Past, 1* s., VIII, 76-80 ; Chabas, Mines d'or {Soc. Chdlons, 1863); Lacth, Landkarte; Brugsch, Gesch., 331-337 ; Virey, R. Tr., XIV, 96-99 et hec. Past., 2d s, V, 1-16; Erman, Mg., 90-91 et 617-618: Maspero, H. Or., \\, 408.
» Aristote, Météor, l, 14 (éd. de Berlin, 352 a, 26).
une inondation'; selon Hérodote-, Nikhao P"^ après avoir perdu 100,000 hommes abandonna l'entreprise. En réalité, le canal fut creusé par Séti P*"^ et servit un siècle; Darius* le rouvrit, et Philadelphe^ n'eut qu'à le nettoyer pour en accaparer la gloire.
De tous les grands travaux qui ont lieu dans le pays, aucun ne s'exécute, aucun n'est possible que par l'initiative directe du roi, ou avec son autorisation et son concours. Lui seul est assez puissant pour réunir par la corvée le nombre d'ouvriers nécessaires aux grandes entreprises. Lui seul peut envoyer, dans la montagne et le désert, des armées de travailleurs extraire les matériaux de belles constructions. Lui seul possède en quantité suffisante dans ses chantiers les bois d'Asie, les granits, les grèsbrêches, les calcaires blancs et durs, réunis des points opposés de l'Egypte, les métaux et minerais précieux du Sinaï pour fabriquer les couleurs et les ornements décoratifs ^ Grâce donc à lui seul, les villes sortiront de terre, grandiront et s'embeUiront de monuments. Tous les grands rois ont été bâtisseurs, et une recrudescence d'activité dans les mines et les carrières signale toute période de prospérité. Longtemps le royaume n'eut point de capitale; chaque dynastie honorait sa ville originaire, mais chaque roi choisissait un point quelconque de la vallée pour s'y bâtir une résidence toute neuve et de là surveiller l'érection de sa pyramide. Ainsi s'éleva Memphis môme. Plusieurs villes perpétuaient le nom de leur fondateur, telles Pi-Sa/iourî, « Demeure de Sahouri », créée près d'Esnéh sous la v*' dynastie ^ Hirou-Khakeri, « Voies de Sénouserit 111 », au sud d'Éléphantine, sous la xu®^ et sous la xix^ cette Pi~Ramsès-Aânakhtou « Demeure de
^ DioDORE (Bibl. I, 33) place les débats sous Darius.
2 Hérodote, H, 138 et IV, 42. — Cf. Wiedem.\nn, Herodots 2iex Band, p. .'ieO-bei.
3 Maspero. h. a., p. 228: H. O. III, 532.
* Stèles trilingues de ristlniie : Descr. de l'Eff. AuL, t. V. pi. ,29 et p. 150-153, VIII. p. 27-47. — Stèle de Cliaiouf : Mariette, Jiev. Arch., 1866, etc.. Cl'. Maspero,/^. 0. III, 712.
5 Strabon et DioitoRE, loc. cit.. p. 265.
•"Cf. Maspeiio, Q(j. inscr. d'Amonemhdïl I". p. 13; Foitcaro, Ordre Lotiforme, p. 183-185.
7 DùMiCHEN, Gesch., I, 61; de Roiigé, Six i'" dipi. 93; Maspero, H. (). I, 390, n. 2.
8 L. D., II, 136; Maspero, H. 0., l, 480.