‹ Le régime pharaonique dans ses rapports avec l'évolution de la morale en Égypte (volume 3)Chapitre 169 sur 182 · AUTRES EMBLÈMES ROYAUX · texte numérisé non relu

AUTRES EMBLÈMES ROYAUX

Outre le culte rendu aux statues royales, on en adressait un également à des barques sacrées renfermant, devant un naos ou dedans, soit une statue, soit un emblème du roi adoré, tel que réventail, khaïbil, symbole de TombreS dressé ou déposé sur un trône. Ainsi voyait-on des barques consacrées à la divinité du roi, à Semnéh dans le temple que Thotmès III éleva à Sénouserit III -, à Déïr-el-Bahari et àKarnak en l'honneur de la reine Hàtchopsou ^ au grand temple d\\bydo.s dans le sanctuaire de Séti P' '^, à Derr en Nubie "\ à Séboua^ et à Médinet-Habou^ en Thonneur de Ramsès II. Parfois on associait les emblèmes et le culte d'un roi avec ceux d'un dieu : ainsi à Séboua ceux de Ramsès III et d' « Amon de Ramsès III », et dans une barque de Karnak les étendards d'Amon-Rà et d'Hâtchopsou^ . Un successeur du roi, ou le roi lui-même, ou même un dieu représenté par un prêtre officiaient devant ces barques ^ L'officiant encensait la barque, tendait des fleurs ou présentait une table chargée d'offrandes à la divinité qu'elle contenait. Les fragments de Karnak nous font connaître une procession, où la barque était déposée successivement dans trois pavillons ou reposoirs, dans lesquels barque et statues étaient l'objet d'une cérémonie, et nommés : « Estrade d'Amon dans la maison du sarco- » pliage », « Kamàrà (Hàtchopsou) restaure les monuments » et « Kamârâ s'unit aux beautés d'Amon ».

1 On le substitue parfois même à des divinités : Hâthor à Déïr-el-Bahari (Mariette, D.-el-B., pi. XII).

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