‹ Le régime pharaonique dans ses rapports avec l'évolution de la morale en Égypte (volume 3)Chapitre 170 sur 182 · L. D., III · texte numérisé non relu

L. D., III

7 Salle au nord de rhypostyle;(DAREssY, M.-H., p. 142).

8 Naville, l. c, pi. xv. — Cf. l'association d'un roi et d'un dieu dans les temples funéraires.

9 A Semnéh et à Karnak, c'est Thotmès III; à Séboua, c'est Ramsès II; à Médinet- Ilabou, Ramsès III ; à Abydos, le dieu Thot suivi du prêtre anmoutef.

Pour le détail des rites, purifications \ encensements ', libations, offrandes de fleurs et de gâteaux ^ proscynèmes ^, chants ^, processions ^ etc. \ le culte du roi vivant ne diffère en rien du culte des autres dieux. Mêmes hommages, mêmes cérémonies, mêmes prières, mêmes offrandes, s'adressent à la personne du roi, à ses doubles, à ses statues. Comme disait Ramsès III, on fait pour lui tout ce qu'on fait pour Râ**.

Au milieu de sa charte de fondations en faveur d'Amon et d'autres dieux à Karnak, Thotmès III spécifie les offrandes toutes semblables à faire à sa propre statue, avec leur périodicité : « huile ^ pains, boissons, volaille, encens, vin, pains blancs, » offrandes, toute chose bonne, au cours de chaque jour^*^». Dans son temple d'Abydos, Ramsès II a placé sa propre statue, fixant les fêtes et les oblations, et instituant pour y subvenir un domaine important, peuplé de serfs, de bestiaux et d'arbres exotiques, avec un trésor et des magasins richement pourvus :

« Son image Ramsès-protégeant-la-terre est comme Horus sur le siège de son père. Il » lui a constitué un service divin en pains et parfums, établi pour les rites journaliers, » les débuts des saisons, et toutes les fêtes à leurs jours, où l'on invoque son double (A;a) » et où on le comble de toute chose en surabondance : pains, gâteaux, taureaux, veaux, » bœufs, oies, parfums, vins, bonbons au miel.'i »

1 Cf. supra, p, 377-378.

2 Cf. supra, ^. 373; 385, n. 5.

3 Cf. supra, p. 372-373; 395, n. 5.

*Cf. supra, p. 368-369; 371-373, 384-385; 395, n. 3.

5 Cf. supra, p. 373-375, 380-381, 389, n. 3.

6 Cf. supra, p. 378-379 ; 396, n. 0-7.

' Même le sacrifice sanglant semble en avoir fait partie, du moins à l'origine. Lefébure retrouve le souvenir de victimes humaines sacrifiées au double royal dans la tête humaine souvent fichée sur la hampe que porte le ka personnifié derrière le roi [Rites égyptiens, p. 5); Moret y voit une allusion dans un passage des pyramides : « Ounas a

» soulevé sa tête sur son sceptre il a soulevé la tête du taureau Hâpi avec lui «

(Ounas, 1. 423-424 : Royauté, p. 229, n. 4). Selon Pétrie (Religion of ancient Egypt., 190G) après Frazer [Early History of Kingship), le roi lui-môme était primitivement la victime : dans la tribu qui adorait Osiris, on sacrifiait le roi après 30 ans de règne; on le démembrait; les assistants dévoraient sa chair et répartissaient ses os entre les divers centres de l.i tribu (Cf. Capart, Rev. des Religions, Bulletin, 1909, p. 164).

8 Cf. supra, p. 363.

9 Cherl : cf. chel, encens de qualité inférieure (Brugsch, Dict,); cher, substance indéterminée (PiERRET, Vocab., p. 591-592); le déterminatif de la lampe suggère le sens d'huile à brûler.

it> Inscr. de Thotmès III, an XXIIl, Karnak, 6» pylône [supra, p. 396, n. 3). — Cf. Stèle du temple de Ptah [supra, p. 397, n. 2).

11 Temple de Baaisès II, mur extérieur sud (Mariette, Abydos, II, pi. m, p. 11-12).

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