PREFACE
ment. L'adoration due au roi entraîne bien des détails sur le culte du roi vivant : à peine ai-je glissé quelques mots sur le culte des rois défunts, qui prêterait beaucoup à dire comme le culte des dieux, mais qui n'atteint pas la môme importance au point de vue de la conduite. A propos des devoirs du bas peuple, je n'ai pu me dérober à la question préalable de l'esclavage.
Tout le long de cet ouvrage, j'ai multiplié les citations, même à l'appui d'assertions d'importance secondaire. Autant que possible, j'ai cherché à reproduire les idées et les sentiments des Égyptiens avec leurs propres expressions et pour ainsi dire de ton original. Le risque d'alourdir mon exposition et mes notes, m'a paru moindre que celui de procéder par allusions obscures et invérifiables. En effet, les textes égyptiens, on l'avouera, sont peu répandus et peu accessibles aux lecteurs, en dehors des spécialistes. A ceux-ci môme des références précises épargnent des recherches et du temps. Mais cela ne va pas sans quelque pédantisme. Pour un auteur classique, il suffit de noter avec un titre le chiffre d'un chapitre ou d'un paragraphe, que reproduisent éditions et traductions : les égyptologues citent peu l'auteur ou le titre d'un texte, rarement connus d'ailleurs, plus souvent le possesseur antique ; tantôt ils renvoient au manuscrit, tantôt à la collection qui le conserve, tantôt à un éditeur, ou à un traducteur, ou à un commentateur, tantôt à tel ou tel recueil de textes ou à telle revue ; parfois on croit avoir affaire à une multitude de textes et ces références si variées ramènent au même passage. Faute de mieux, j'ai cru d'une bonne méthode de combiner ces diverses indications. On ne trouvera pas ici de texte inédit, Quant aux traductions, je les emprunte le plus souvent aux maîtres de la science, sans m'interdire toute rectification ou tout complément.
Du spectacle offert au cours des siècles par la société égyptienne des relations reconnues entre les hommes, des obligations morales