AUTRES EMBLÊMES ROYAUX
Outre le culte rendu aux statues royales, on en adressait un également à des barques sacrées renfermant, devant un naos ou dedans, soit une statue, soit un emblème du roi adoré, tel que l'éventail, khaïbil, symbole de l'ombre !, dressé ou déposé sur un trône. Ainsi voyait-on des barques consacrées à la divinité du roi, à Semnéh dans le temple que Thotmès [IT éleva à Sénouserit HI ?, à Déïr-el-Bahari et à Karnak en l'honneur de la reine Hätchopsou ?, au grand temple d’Abydos dans le sanctuaire de Séti [* , à Derr en Nubie *, à Sébouaÿ et à Médinet-Habou’ en lhonneur de Ramsès Il. Parfois on associait les emblèmes et le culte d’un roi avec ceux d’un dieu : ainsi à Séboua ceux de Ramsès II et d’ « Amon de Ramsès Il », et dans une barque de Karnak les étendards d’Amon-Râ et d'Hâtchopsou*. Un successeur du roi, ou le roi lui-même, ou même un dieu représenté par un prêtre officiaient devant ces barques°. L'officiant encensait la barque, tendait des fleurs ou présentait une table chargée d’offrandes à la divinité qu’elle contenait. Les fragments de Karnak nous font connaître une procession, où la barque était déposée successivement dans trois pavillons ou reposoirs, dans lesquels barque et statues étaient l’objet d'une cérémonie, et nommés : « Estrade d’Amon dans Ia maison du sarco- » phage », « Kamärà (Hâtchopsou) restaure les monuments » et « Kamärà s'unit aux beautés d’Amon ».
1 On le substitue parfois même à des divinités : Hâthor à Déïr-el-Bahari (MARIETTE, D.-el-B., pl. x).